L'Oise Agricole 04 janvier 2020 à 12h00 | Par Claire Quandalle (FDSEA 62)

Se former pour mieux informer les consommateurs

Les agricultrices des Hauts-de-France se sont donné rendez-vous mardi 3 décembre à Saint-Laurent-Blangy pour une journée en deux temps.

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- © Claire Quandalle, FDSEA 62

La matinée a été réservée à l’accès à la formation et à l’intervention d’Aurélien Labbe venu présenter Vivéa (fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant) et plus concrètement les missions de cet organisme. La formation continue des agriculteurs est un enjeu essentiel pour le soutien, le développement et l’avenir de la profession, tant du point de vue du développement des compétences que de l’accompagnement des agriculteurs sur des problématiques spécifiques.

Malgré un accès facilité à des formations, les agricultrices sont encore trop peu nombreuses à se former. L’accès à la formation reste difficile. Sont pointés du doigts les absences que cela engendre sur l’exploitation, le cumul des réunions sur plusieurs journées... En conclusion de cette matinée, les participantes se sont accordées sur la nécessité de trouver des solutions pour accompagner celles qui le souhaitent à se lancer.

La jungle des étiquettes

Pour la deuxième partie de journée, les agricultrices sont revenues sur l’actualité syndicale. Des sujets comme les élections de la FNSEA - elles auront lieu prochainement aux différents échelons - ou encore la communication sur les métiers agricoles ont été abordés. Mais les échanges se sont principalement arrêtés sur les problèmes d’étiquetage dans les grandes et moyennes surfaces (GMS). On peut voir en effet sur les produits qui y sont vendus fleurir de plus en plus des logos représentant la carte de France, le drapeau français, etc. Ils participent à entretenir le mensonge auprès des consommateurs, estiment les agricultrices. Les GMS jouent avec les termes «produit en France», «fabriqué en France»... «Lorsque l’on se rend dans des GMS pour vérifier les produits, nous tombons trop souvent sur des problèmes d’étiquetage», insiste Marie-Françoise Lepers, présidente des agricultrices des Hauts-de-France. Aujourd’hui, la multiplication des pictogrammes certifiés et non certifiés trompe le consommateur. Afin de l’orienter au mieux dans ses choix de consommation, les agricultrices des Hauts-de-France ont décidé de se former. La prochaine étape ? Aller à la rencontre des consommateurs directement pour les sensibiliser sur leurs productions, mais aussi sur l’étiquetage des produits.

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