Avenir conseil élevage devient un comité de conseil en élevage de Gènes Diffusion
Ce 26 mai, au siège de Cambrai, il s’agissait de la dernière assemblée générale d’Avenir conseil élevage en tant que coopérative à part entière. Les adhérents ont voté favorablement au projet de fusion (ou plutôt d’absorption) avec la coopérative Gènes Diffusion. Le tout devrait être acté le 17 juin. Explications.

«Aujourd’hui, tout coûte cher. Le développement des services apportés aux éleveurs, particulièrement. Nous avons pensé ce projet de fusion pour pouvoir continuer d’exister à l’avenir», présente Estelle Mulet, présidente d’Avenir conseil élevage (ACE). Ce
26 mai, au siège de la coopérative à Cambrai, le conseil d’administration soumettait au vote des adhérents la fusion avec la coopérative Gènes Diffusion, jusqu’ici spécialisée dans la reproduction et l’insémination des animaux d’élevage. «Il s’agit plutôt d’une absorption. Notre activité deviendra un comité de conseil en élevage au sein de Gènes Diffusion», précise Estelle Mulet. Cette fusion concerne aussi deux autres coopératives de conseil : Ardennes conseil élevage et Seenorest. Gènes Diffusion se dote ainsi d’un «vivier» de conseillers dans la zone Nord et Est de la France*.
Pour Noël Pouleur, vice-président, ce regroupement s’inscrit dans l’histoire de la coopérative. «ACE est née il y a une dizaine d’années de la fusion des services d’élevage du Nord et de la Picardie. À l’époque, on parlait déjà d’un rapprochement avec Gènes Diff’, qui nous paraissait pertinent.» Le métier de «peseur» est particulièrement soumis aux évolutions du métier d’éleveur. «La robotisation a un réel impact. Les pesées sont moins nombreuses, mais le conseil lié au traitement des données est de plus en plus demandé.»
Alain Guillaume, président de l'Union Gènes Diffusion, se veut rassurant : «Notre coopérative est le résultat de multiples fusions de coopératives de reproduction, avec l’objectif d’apporter le meilleur service aux éleveurs. Le conseil est nouveau pour nous. En mettant en commun nos forces vives, nous allons gagner en capacité financière et donc innover davantage.» Le nom d’Avenir conseil élevage va donc disparaître. «Ce comité va avoir son propre nom, sa propre identité, son propre budget et sa propre rentabilité, à l’image de nos branches équine et porcine», explique Claude Grenier, directeur général de Gènes Diffusion.
Des reclassements en cours
Pour les salariés de la coopérative, cette absorption est un sacré chamboulement. «La fusion emporte tous les salariés. Les conseillers de terrain vont rester en place. Mais au niveau administratif, c’est plus compliqué», confie Claude Grenier. Le télétravail n’existe pas chez Gènes Diffusion, dont le siège est à Douai. «On est conscient que cela va poser question aux plus éloignés, comme les Ardennais ou les Vosgiens. Et puis, il va y avoir des doublons dans les postes… Une proposition de reclassement est en tout cas faite à chacun. Libre aux salariés de l’accepter ou non.» La fusion devrait être actée lors de l’assemblée générale de Gènes Diffusion le 17 juin, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2026. Le nom de ce nouveau service d’élevage devrait être dévoilé prochainement.
* Nord, Pas-de-Calais, Somme, Aisne, Oise, Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Vosges, Marne
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