Fruits rouges and co recherche toujours des producteurs en région
Née dans l'Aisne à l'initiative de trois agriculteurs, l'entreprise continue son développement et a besoin de nouveaux producteurs pour l'assurer.

«C'est simple : nous sommes victimes de notre succès. Avec une croissance de volume de 10 à 12 % par an, nous sommes à la recherche de producteurs qui voudraient se lancer dans la groseille, la framboise, la myrtille ou même la rhubarbe», lance Tony Bailly, responsable commercial.
Fruits rouges and co mène deux activités de front : le frais et le surgelé, avec des fruits entiers ou transformés en purées ou coulis, ce qui limite les pertes.
«Nos clients sont de quatre catégories. D'abord, la grande distribution en frais, surgelés ou pour matières premières de leurs glaces et pâtisseries. Ensuite, des industriels comme Pasquier ou Andros, Paul, pour des sirops, confitures, biscuits. Puis des grossistes pour la restauration hors foyer : Pomona, Métro, Promocash, et enfin des artisans glaciers, confituriers et même brasseurs», détaille le responsable.
Sur son campus à Laon, Fruits rouges and co a développé une vitrine technologique au service des producteurs locaux : recherche variétale, mise au point de tunnels avec panneaux solaires, serres hight tech...
«Pour accompagner les producteurs, nous avons des responsables agronomes qui les conseillent et nous les faisons bénéficier d'une centrale d'achat pour la fourniture de plants à des prix intéressants. De même, nous nous engageons avec eux dans un contrat tripartite : le producteur, Fruits rouges and co et le client final, ce qui garantit un prix de vente minimum au producteur et le sécurise», ajoute Tony Bailly.
Même si l'entreprise fait produire ailleurs dans le monde, notamment dans les pays de l'Est, pour avoir assez de fruits toute l'année, elle a élargi sa gamme à des fruits exotiques afin de proposer à ses clients tous les fruits utilisables.
Mais l'entreprise mise sur le développement de la production locale en Hauts-de-France. «On voit chez les clients une envie d'authenticité, un attrait pour le local. Et, puis, il y a tout un discours santé, dans la presse notamment, autour des bienfaits des fruits rouges, riches en antioxydants. Enfin, avec le changement climatique, il devient possible de relocaliser une partie de la production des fruits rouges en Hauts-de-France, alors que cela devient de plus en plus compliqué dans le Sud de la France», détaille le responsable.
Le seul enjeu concerne la main-d'oeuvre pour la cueillette notamment, mais des progrès sont en cours en termes de mécanisation pour certaines productions.
Groseilles, framboises, fraises bio de plein champ sont demandées et les agriculteurs prêts à se lancer attendus. «Ils deviendront alors actionnaires de l'entreprise, détenue à 49 % par les producteurs locaux de fruits rouges».
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