L’AAMF veut porter la parole collective
L’Association des Agriculteurs méthaniseurs des Hauts-de-France (AAMF) a tenu son assemblée générale dans l’Oise le vendredi 9 janvier, sous la houlette de son dynamique président, David Batteux, agriculteur méthaniseur dans l’Aisne.

Comme il tenait à le rappeler, l’association est à l’écoute des attentes de ses adhérents et décidée à explorer toutes les pistes pour le collectif. «J’espère que 2026 sera une année de dialogue apaisé, avec une stabilité réglementaire qui nous permette de nous projeter. L’AAMF assure la défense de la filière de la méthanisation agricole, fédère les acteurs du terrain et porte la parole collective auprès des pouvoirs publics et institutions.»
Créée fin 2023, l’AAMF Hauts-de-France regroupe 38 % des agriculteurs méthaniseurs de la région (61 adhérents) et se donne pour objectif d’augmenter de 20 % le taux d’adhésion. Le bureau est constitué de 8 membres issus des cinq départements de la région et de nombreux groupes de travail ont été créés, auxquels les adhérents peuvent. Les sujets traités sont variés : sécurité et formation, offres de stage et emplois, intrants, réglementation, constructeurs, épandage et digestat, cogénérateurs, recherche et développement… Les adhérents ne sont pas seulement des agriculteurs méthaniseurs, mais aussi des partenaires de la filière : GRDF, Natran, l’Ademe, le Crédit Agricole, Cer France, fournisseurs, constructeurs…
Car l’association prend à bras-le-corps toutes les problématiques. «J’aimerais que l’on travaille sur le recours à l’intelligence artificielle pour la gestion de nos unités au travers d’une formation à imaginer», lance son président. Elle veut renforcer son rôle d’interlocuteur au sein de la filière, entretient des liens avec tous les acteurs, notamment pour jouer un rôle d’interface entre les agriculteurs de la région et les pouvoirs publics.
Réglementation
Olivia Ruch, la nouvelle directrice de l’AAMF, est venue de Paris évoquer les questions réglementaires qui pèsent sur l’activité. Un des points d’actualité est la fin de la cogénération avec l’arrêt des installations à terme ou leur conversion à l’injection quand cela est possible, avec une procédure assez complexe.
De même, les unités en injection devront obtenir dorénavant une attestation de conformité avec des contrôles tous les quatre ans, selon un calendrier en fonction de l’année de mise en service. Cette démarche se fera à partir d’un référentiel de l’administration que l’AAMF a demandé à pouvoir tester.
Enfin, un débat a été ouvert par les services fiscaux sur le statut de produit agricole de la pulpe, avec des conséquences fiscales lourdes. Pour l’AAMF, la pulpe est bien un produit agricole et le ministère de l’Agriculture devrait le confirmer rapidement pour lever tout doute.
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