L'Oise Agricole 26 février 2026 a 08h00 | Par Pierre Poulain

Les JA bloquent les laiteries de Clermont et de Ferrières en Bray

Dans la soirée du lundi 23 février, les Jeunes agriculteurs de l'Oise ont manifesté devant la laiterie de Clermont et devant celle de Danone à Ferrière-en-Bray pour dénoncer la baisse du prix du lait.

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Blocage devant la laiterie Lactalis de Clermont.
Blocage devant la laiterie Lactalis de Clermont. - © JA60

Ils étaient une vingtaine d'éleveurs réunis devant la laiterie de Clermont de l'Oise, dans la soirée du 23 février pour en bloquer l'accès et ainsi dénoncer la baisse du prix du lait, qui passe de 500 € à 400-450 € pour 1.000 litres en moins d'un mois. «Pour une ferme comme la mienne, avec 60 vaches laitières, ça représente plus de 3.000 € par mois de perte sèche. Ce n'est pas juste un manque à gagner, c'est de l'argent en moins qui impacte directement mon exploitation», s'inquiète Gilles Bril, adhérent dans le Vexin-Thelle.

Au sol était inscrit des phrases chocs comme «Lait bradé,avenir brisé» ou «Prix cassés, fermes en danger.» Dans un communiqué, les JA60 réclame un prix minimum qui «garantirait une visibilité à long terme, permettrait d'assurer le remboursement des emprunts, de maintenir nos exploitations et de travailler avec davantage de sérénité.» «Nous ne pouvons pas bâtir une carrière sur de spruix fluctuants et imprévisibles tous les trois ou six mois» est-il ajouté.

Sur place, les producteurs ont pu discuter avec les représentants de Lactalis, venus à leur rencontre. «On leur a rappelé que nos investissements sont à longs termes.Quand on s'installe c'est dans la durée. Un prix qui baisse c'est la viabilité de l'exploitation qui est remis en cause. On leur propose de travailler à un prix minimum garanti, par contrat, qui engage sur la durée d'amortissement. Voilà ce qui pourrait aider à entrevoir l'avenir sereinement», explique Alexandre Smessaert, du bureau JA60.

Une autre quinzaine d'éleveurs encartés JA étaient également devant l'usine Danone de Ferrières-en-Bray (Seine-Maritime) avec le même message : «Nous demandons du respect et des prix qui nous permettent de vivre de notre métier.»

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