Tereos écarte déjà 2.300 hectares
La campagne betteravière tourne au vinaigre pour Tereos. Au 6 octobre, le rendement moyen atteint 54,52 t net/ha, soit 63,88 t/ha à 16 % de richesse. Mais la pression sanitaire conduit le groupe à écarter près de 2.300 hectares pour préserver le fonctionnement de ses sucreries.

Dans un message adressé à ses coopérateurs le 6 octobre, Tereos ne cache pas la difficulté de la campagne en cours : «Les premiers résultats confirment malheureusement une situation particulièrement difficile», écrit David Sergent, directeur agricole du groupe. Si la richesse est élevée, elle ne suffit toutefois pas à compenser les difficultés rencontrées dans les parcelles.
Bien que les résultats diffèrent selon les usines du groupe, Tereos indique avoir progressivement adapté leur fonctionnement face à la dégradation de la qualité des betteraves. La principale difficulté concerne les betteraves atteintes par le rhizopus, un champignon responsable de pourritures qui dégradent fortement la matière première et peuvent perturber le process industriel.
Près de 2.300 hectares déjà écartés
Une décision lourde pour les planteurs concernés : «Nous mesurons pleinement ce que représente une telle décision pour les coopérateurs concernés», reconnaît le directeur agricole. Depuis plusieurs semaines, les équipes des Relations coopérateurs interviennent directement dans les exploitations pour diagnostiquer les parcelles. La consigne consiste à préserver le maximum de surfaces récoltables, sans faire entrer dans les usines des betteraves trop fortement atteintes.
Un seuil fixé à 20 % de betteraves atteintes
Le protocole établi par Tereos autorise ainsi la récolte des parcelles présentant moins de 20 % de betteraves atteintes par le rhizopus. L’objectif est de les diluer avec des betteraves saines. Au-delà du seuil fixé par le protocole, les parcelles sont écartées. «Chaque hectare que nous pouvons préserver et chaque tonne que nous pouvons arracher, enlever et transformer comptent», souligne David Sergent.
Au-delà de la gestion industrielle de la crise, Tereos annonce également des démarches auprès des pouvoirs publics et des assureurs. Le président du groupe sucrier coopératif, Gérard Clay, comme son directeur, Olivier Leducq, sont mobilisés aux côtés de l’AIBS et de la CGB pour défendre la situation des agriculteurs touchés et obtenir des dispositifs d’indemnisation, rappelle la coopérative.
Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Oise Agricole se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,