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N°1721 (1)

02 janvier 2026 | Semaine 1 1721
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L'édito

En 2026, comme en 2025 : ne rien lâcher. Jamais.

Régis Desrumaux, Président de la FDSEA de l'Oise

En ce début d’année, je souhaite adresser mes vœux les plus sincères à l’ensemble des agricultrices et agriculteurs de l’Oise.

Des vœux de santé, de courage, mais surtout de détermination.

Parce que notre métier n’a jamais été aussi essentiel… et jamais aussi attaqué.

2026 ne sera pas une année comme les autres. Elle sera une année de vérité.

Depuis des mois, les agriculteurs se mobilisent. Sur les routes, dans les champs, devant les préfectures, dans les réunions, dans les négociations. Nous avons montré que nous ne sommes, ni résignés, ni silencieux. Nous avons rappelé une chose simple : sans agriculteurs, il n’y a pas de souveraineté alimentaire.

Mais soyons lucides : le combat est loin d’être terminé.

Les échéances arrivent vite. Très vite. À la rentrée, des décisions majeures tomberont. Mercosur. Pac. Orientations politiques nationales et européennes. Contraintes sanitaires toujours plus lourdes. Normes toujours plus nombreuses. Pressions toujours plus fortes sur nos exploitations.

Nous le disons clairement : nous refusons une agriculture sacrifiée sur l’autel du commerce international. Nous refusons une agriculture étouffée par des règles incohérentes. Nous refusons une agriculture qui n’aurait plus le droit de produire.

Notre métier mérite du respect. Nos revenus doivent être protégés. Nos exploitations doivent pouvoir se transmettre. Nos jeunes doivent pouvoir s’installer.

Être syndiqué aujourd’hui, ce n’est pas un confort. C’est un acte de responsabilité. C’est choisir de se battre plutôt que de subir.

La FDSEA de l’Oise sera au rendez-vous. Présente. Active. Combative. Mais notre force, ce n’est pas un conseil d’administration, ni un logo. Notre force, c’est vous. C’est notre capacité à rester unis, à parler d’une seule voix, à ne rien lâcher, même quand la fatigue est là.

Nous ne demandons pas des privilèges. Nous exigeons de pouvoir vivre dignement de notre travail. Nous exigeons de pouvoir produire chez nous ce que nous consommons chez nous.

2026 doit être une année de mobilisation totale. Pour notre métier. Pour nos fermes. Pour l’avenir. Pour les jeunes qui arrivent derrière nous.

Restons debout. Restons solidaires. Restons déterminés. Parce que l’agriculture française ne reculera pas.