Ce qui change pour vous en 2026
La nouvelle année s’annonce dense pour 2026. De nombreux dispositifs évoluent dès le 1er janvier, avec un impact sur le budget, de nouvelles démarches et des changements dans la vie quotidienne. Voici tout ce qui change.

Revalorisation du salaire minimum
Comme chaque année, le Smic bénéficie d’une revalorisation automatique liée à l’inflation. À compter du 1er janvier 2026, il augmente de 1,18 %, pour atteindre 1 823,03 € brut par mois, soit 12,02 € brut de l’heure. Le gain mensuel net est estimé à 17 €. Les agents publics les moins bien rémunérés recevront une prime spécifique afin d’éviter que leur traitement ne passe sous le ni-veau du Smic.
Revalorisation des retraites
Les pensions de retraite de base et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) augmentent de 0,9 % à compter du 1er janvier 2026. Il s’agit d’une revalorisation mécanique pour compenser l’inflation. Cela correspond à un montant compris entre 10 € et 20 € par mois.
Tarifs postaux
Le timbre vert passe à 1,52 €, contre 1,39 € auparavant, soit une hausse de 9,35 %. Les envois de colis Colissimo augmentent également, avec une hausse moyenne de 3,4 %. La Poste se justifie par la chute continue du volume de courrier et la nécessité de financer la distribution sur tout le territoire.
Un nouveau congé de naissance
Annoncé depuis plusieurs mois, le congé de naissance voit enfin le jour, mais avec une application au 1er juillet 2026. Les parents d’enfants nés à partir de janvier 2026 pourront y prétendre.
Il pourra durer un ou deux mois, indemnisés à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second.
Contrôle technique
Le contrôle technique se durcit pour les véhicules équipés d’airbags «Takata» jugés très dangereux. Les voitures concernées par un avis «stop drive» et non réparées seront désormais recalées automatiquement.
Des plaques d’immatriculation roses
Pour mieux encadrer les immatriculations provisoires, de nouvelles plaques roses font leur apparition. Elles concernent les véhicules neufs non encore immatriculés, ceux en attente d’une carte grise française ou les essais professionnels. Elles afficheront une date de validité.
Un examen civique pour les étrangers
Les étrangers souhaitant obtenir une carte de séjour ou la nationalité française devront désormais réussir un examen civique. Il prendra la forme d’un QCM de quarante questions portant sur les va-leurs de la République, la laïcité, l’égalité femmes-hommes ou encore les institutions françaises. Un minimum de trente-deux bonnes réponses sera exigé.
Lutte contre la soumission chimique
Dans trois régions pilotes (Île-de-France, Hauts-de-France et Pays de la Loire) les analyses médicales pour détecter une soumission chimique seront désormais remboursées par l’Assurance maladie, même en l’absence de dépôt de plainte.
Le DPE est assoupli pour les petits logements
Le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue pour corriger un biais bien connu. Environ 700 000 «petits logements» chauffés à l’électricité, souvent pénalisés à tort, pourront bénéficier d’un nouveau classe-ment plus favorable.
Une simple attestation en ligne permettra d’obtenir une nouvelle étiquette, sans refaire tout le diagnostic.
Carburants : hausse de quelques centimes
Les prix des carburants vont augmenter de 4 à 6 centimes par litre en raison du durcissement des certificats d’économie d’énergie (CEE) dont la part passera de 11 à 17 centimes par litre.
Fin du dispositif l’Arenh/EDF
Le dispositif Arenh, qui obligeait EDF à vendre une partie de son électricité nucléaire à prix ré-duit à ses concurrents, disparaît en 2026. Cette fin de régulation pourrait entraîner des hausses chez certains fournisseurs alterna-tifs. Le gouvernement assure toutefois vouloir maintenir des prix stables pour les consommateurs.
PFAS dans les cosmétiques et vêtements
Les PFAS, surnommés «polluants éternels», sont désormais inter-dits dans de nombreux produits du quotidien : cosmétiques, vêtements imperméables, chaussures ou encore farts de ski. Ces substances, très persistantes dans l’environnement, sont soupçon-nées d’effets nocifs sur la santé.
Le PEL redevient attractif
Bonne nouvelle pour les épargnants : les Plans d’épargne loge-ment ouverts en 2026 offriront un taux de 2 %, contre 1,75 % auparavant.
Un CDD pour faciliter les reconversions professionnelles
À partir de 2026, les salariés qui souhaitent changer de métier pourront s’appuyer sur un CDD de reconversion spécifiquement conçu pour sécuriser leur par-cours. Ce contrat, d’une durée de 6 à 12 mois, extensible jusqu’à 36 mois selon les accords de branche est ouvert à tous, sans condition d’âge ni de diplôme.
Bonus écologique et voitures électriques
En 2026, le bonus écologique connaît une revalorisation significative.
Les ménages les plus modestes pourront toucher jusqu’à 5 700 €, contre 4 200 € auparavant.
Les ménages modestes (mais non précaires) bénéficieront de 4 700 €, et les autres ménages de 3 500 €. Une surprime supplémentaire, comprise entre 1 200 et 2 000 €, reste possible si la batte-rie du véhicule est fabriquée en Europe.
Péages : une hausse limitée
Au 1er février 2026, la hausse moyenne sera de 0,86 %, selon le ministère des Transports.
Il s’agit de la plus faible augmentation depuis 2021, et même d’un niveau inférieur à l’inflation hors tabac de la période de référence (0,9 %). Une évolution bien plus modérée que lors des années précédentes, marquées par des hausses de 4,75 % en 2023, 3 % en 2024, puis 0,92 % en 2025.
Apprentis : des aides à l’embauche en baisse
Les aides à l’embauche d’apprentis sont réduites. Elles ne concerneront plus que les entreprises de moins de 250 salariés, et uniquement pour les formations de niveau bac ou inférieur (CAP, BEP…). Les contrats préparant un diplôme de niveau supérieur (BTS, licence, master) ne seront donc plus éligibles.
Diagnostic de performance énergétique
Obligatoire lors de la mise en vente ou en location d’un bien immobilier, le DPE classe les logements sur une échelle allant de A à G. Pour effectuer ce calcul, les diagnostiqueurs travaillent à partir d’un logiciel unique. Mais les logements équipés en tout électrique étaient pénalisés par un taux de conversion très dé-favorable en comparaison de ceux chauffés au gaz ou au fioul. À compter du 1er janvier 2026, le coefficient de conversion électrique sera abaissé à un 1,9. Les biens immobiliers qui utilisent cette énergie seront dorénavant moins pénalisés.
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