Contrôles agricoles : rechercher l’apaisement et le dialogue
Le 9 avril dernier, l’exploitation de Marc Van Acker à Vendeuil-Caply a accueilli la deuxième édition de la visite pédagogique sur les contrôles agricoles. Entre droit à l’erreur et volonté d’accompagnement, cet événement a réuni services de l’État et agriculteurs pour transformer une relation souvent vécue comme conflictuelle en un véritable partenariat de terrain.

Organisée conjointement par la Préfecture et la Chambre d’Agriculture de l’Oise, cette journée visait à pérenniser un échange indispensable entre les exploitants et les administrations. Le Préfet Jean-Marie Caillaud a rappelé que si la préservation des ressources naturelles est un enjeu vital, l’activité agricole l’est tout autant. Selon lui, «l’État n’est pas présent pour mettre à mal le travail des agriculteurs ou inquiéter leur équilibre, mais pour les aider à maintenir leurs conditions de qualité dans le respect nécessaire de la réglementation». «J’invite les acteurs à continuer de s’apprivoiser pour améliorer les processus communs» a conclu le représentant de l’Etat.
Pour Luc Smessaert, président de la Chambre d’Agriculture, cette rencontre marque une évolution majeure : le passage d’une présomption de culpabilité à une présomption de bonne foi. «L’objectif était de renverser la preuve en demandant aux administrations d’expliquer concrètement le déroulement et l’esprit des contrôles. Cette approche pédagogique a permis de lever certaines inquiétudes et de casser des idées reçues, notamment sur les prélèvements lors des traitements ou le respect des horaires d’épandage pour protéger les pollinisateurs. Le discernement semble désormais primer sur la sanction automatique.»
La journée a également abordé des sujets structurants pour l’avenir du territoire. Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental, est intervenue sur la charte «Sauvons la ruralité» et sur les études relatives aux volumes d’eau disponibles dans le département. En fin de journée, l’accent a été mis sur la santé des exploitants avec l’intervention d’Alice Martinet, psychologue de la MSA. Comme l’a souligné Luc Smessaert, «il est impératif de baisser la pression mentale qui pèse actuellement sur la profession afin de ramener du bien-être au sein des fermes. En favorisant la compréhension mutuelle, cette visite pédagogique s’impose comme un levier essentiel pour apaiser les tensions et sécuriser l’avenir de l’agriculture.»
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