L'Oise Agricole 12 mars 2026 a 07h00 | Par Pierre Poulain

La section des anciens de l'Oise veut préserver le pouvoir d'achat des retraités

Didier David représentait les anciens de la Fédé de l'Oise au 51e congrès national de la section nationale des anciens exploitants agricoles (SNAE) à Attignat dans l'Ain.

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Francis Damay s'est exprimé pour les Hauts-de-France.
Francis Damay s'est exprimé pour les Hauts-de-France. - © drr

Se réjouissant de la mise en œuvre du calcul de la retraite de base des non-salariés agricoles sur leurs 25 meilleures années de carrière depuis le 1er janvier 2026, les retraités du réseau FNSEA souhaitent maintenant renforcer l'aide au passage de relais afin de favoriser la transmission à un jeune. Venu à Attignat, dans l'Ain, avec toutes les autres sections départementales des anciens, le représentant de l'Oise, Didier David, s'est associé aux demandes émises collectivement au niveau régional. Les retraités des Hauts-de-France réclament la hausse du montant des retraites agricoles actuelles par l'instauration d'une retraite minimum à 85 % du Smic (1.212,40 € par mois) pour toutes les carrières complètes, en particulier pour les membres de la famille, «conformément aux promesses du Président de la République en 2022», précise le texte de la motion nationale 2026.

Reste à préserver le pouvoir d'achat des retraités agricoles, surtout face à l'inflation des dernières années. L'Oise et la Région, par la voix de Francis Damay, plaident pour un alignement de la taxation des revenus fonciers sur les taux applicables au foyer fiscal. «Nous contestons fermement la taxation à hauteur de 17,20 % des revenus fonciers des retraités agricoles.»

Une réversion sans baisse de la retraite des veuves

Autre demande portée par la Section nationale des anciens : un rapprochement des règles de calcul du minimum de retraite agricole avec celles du minimum contributif. «De nombreuses veuves qui demandent à bénéficier de la réversion de leur conjoint décédé constatent dans l'année qui suit une diminution importante des versements de la MSA», expliquait déjà un communiqué du SNAE en novembre de l'année dernière. «En effet, la prise en compte de la réversion dans le plafond de ressources pour obtenir la revalorisation des petites retraites agricoles aboutit à l'écrêtement de la revalorisation de la retraite personnelle de la veuve. Malgré l'octroi de la réversion, la veuve touche alors un montant de retraites proche de celui perçu avant veuvage.»

Une situation à corriger «absolument» pour la FNSEA qui réclame un minimum retraite de base agricole calculé sur les seules retraites personnelles (hors réversion) comme au régime général et selon un plafond identique à celui du minimum contributif des salariés (1.394,86 € pour les salariés et 1.094,53 € pour les non-salariés agricoles).

«Avec des retraites calculées sur les mêmes principes qu'au régime général sur les seules 25 meilleures années de la carrière, les minima de retraite doivent logiquement s'harmoniser. Pour parfaire le dispositif, il est indispensable que la référence à 85 % du Smic net soit la même pour les non-salariés agricoles et les salariés. La référence à un Smic agricole ampute le minimum des chefs d'exploitation d'une dizaine d'euros par mois.»

Des mesures que la section syndicale demandait déjà à être intégrées dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.

«Continuer à se mobiliser»

Didier David - Co-président de la section des anciens exploitants de l'Oise

J’ai d’abord été satisfait par le dynamisme et l’engagement des femmes et des hommes de la SNAE. Et quelle bonne idée d’avoir organisé ce 51e congrès pour la première fois dans l’Ain, à Attignat, si bien représentée son maire Walter Martin et le président de la FDSEA 01, Jonathan Janichon.

Lors de nos riches discussions, nous n’avons pas manqué de souligner l’importance de l’accord sur les 25 meilleures années dans le calcul des futures retraites. Grâce aux actions que nous avons menées, le gouvernement a signé le décret permettant son application depuis le 1er janvier 2026.

J’ai également beaucoup apprécié le discours de Luc Smessaert nous invitant à nous mobiliser sur le terrain, auprès des élus, locaux et parlementaires, afin de faire connaître nos revendications.

Quel plaisir enfin d’écouter la présidente de la section des agricultrices de la FNSEA, Catherine Faivre-Pierret, nous faire part de son engagement pour le bien-être des agriculteurs. C’est un métier à part entière, dont nous n’avons pas à rougir, et les femmes y ont toute leur place.

Remerciements particuliers à Hélène Baud, présidente de la SNAE, et Jean-Paul Lecourt, secrétaire général, qui quittent leurs fonctions. Un prochain bureau sera prochainement élu.

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