L'Oise Agricole 19 février 2026 a 08h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé

Le carrefour des métiers des MFR: un tremplin pour choisir sa route

Les Maisons familiales et rurales de Songeons, Saint-Sulpice et Beaulieu-lès-Fontaines ont réuni à Saint-Sulpice le 12 février 120 élèves de leurs classes de troisième.

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- © DLC

Objectif de cette rencontre avec des professionnels et d’anciens élèves des MFR : appréhender les métiers et déterminer les meilleurs parcours de formation pour y parvenir. «De nombreuses possibilités s’offrent à vous et en fonction de vos goûts, c’est à vous de tracer votre avenir. Vous verrez, on peut se tromper d’orientation et rebondir vers d’autres cursus, des passerelles existent», pose d’entrée Louisette Régnier, directrice de la MFR de Conty, venue en voisine. Les jeunes de troisième sont invités à se fixer des objectifs et à utiliser les repères posés lors de leurs périodes de stage : activités réalisées, échanges avec les maîtres de stage, informations collectées... 
Globalement s’offrent à eux le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) en deux ans ou le Bac pro en trois, le premier pouvant être complété par le second en une année. Tout dépend des résultats scolaires en troisième et du choix des jeunes. Les CAP ou Bac pro proposés par les MFR sont vastes et couvrent les métiers de la nature, du plein air, des animaux, des plantes, du bois et de la forêt, des services à la personnes (enfants ou personnes âgées) ou des métiers manuels (bâtiment travaux publics, mécanique). Ces formations comportent des matières générales et des matières professionnelles et peuvent se réaliser en alternance. Attention : à ce niveau, l’élève a le statut d’apprenti, donc de salarié, avec des droits et des devoirs : un petit salaire, des horaires (35 h), des congés payés (5 semaines).

Des échanges avec des professionnels
Les jeunes se dispersent ensuite dans la salle et choisissent trois ateliers parmi la trentaine proposée avec des professionnels qui parlent de leur métier : gendarmes, éleveur canin, monitrice d’équitation, cuisinier, salarié agricole, coiffure, travaux publics... Ainsi Alexandre Vain et Ralph Balland, formateurs à Saint-Sulpice, répondent aux questions des élèves sur les métiers des jardins et espaces verts : création et entretien, salaire de départ, avantages et inconvénients, travailler pour une mairie. Ils conseillent de suivre au minimum un CAP et insistent sur la variété des situations : travail salarié en équipe, se mettre à son compte, durée du travail annualisée... «C’est un secteur passionnant car on embellit le cadre de vie, mais on travaille dehors, surtout à la belle saison.»
Autre atelier, celui géré par Alain Rubin, ancien salarié agricole, et Alexandra Levoir, formatrice en matières professionnelles agricoles à la MFR de Beaulieu-lès-Fontaines. Ils évoquent le métier de salarié agricole, que ce soit en grandes cultures ou en élevage et conseillent aux jeunes intéressés de suivre au minimum un CAP et, encore mieux, un bac pro. «Il vous faut des compétences et un diplôme, cela rassure un employeur qui va vous confier des matériels qui coûtent très cher. De toute façon, il faut se former régulièrement au cours de sa vie professionnelle si on veut évoluer vers plus de responsabilités et un meilleur salaire», assure Alain Rubin. Bien entendu, c’est un métier difficile car il faut travailler à l’extérieur et parfois, les journées sont longues comme pendant la moisson. «On exécute des tâches très variées, il faut de la polyvalence, on travaille avec la nature.»
Enfin, l’atelier sur le métier d’éleveur cani» rencontre un certain succès auprès des élèves. Valentin Soyez, vendeur en animalerie, a suivi son cursus à la MFR de Neufchâtel-en-Bray (76), la seule du secteur à proposer un bac pro en 3 ans sur ce métier. «Ce métier nécessite des connaissances en physiologie de l’animal, sur ses besoins, sa reproduction et son éducation. Il faut nourrir, nettoyer, s’occuper des portées, éduquer et sociabiliser les chiots pour ensuite les vendre. Vous aurez à repérer les maladies et soigner les animaux. C’est vraiment un métier-passion, que l’on fait si l’on est passionné d’une race», développe le professionnel. Le salaire est variable selon la taille de l’élevage et la présence ou pas d’une activité de pension canine.
Une journée pour se faire une idée précise de ce qui attend les jeunes qui doivent bientôt choisir.

Portes ouvertes

Beaulieu-lès-Fontaines : les samedis 7 mars, 11 avril, 30 mai et 20 juin de 9 h à 17 h. 
Saint-Sulpice : 7 mars, 25 avril, 23 mai de 9 h à 17 h.
Songeons : 7 mars de 10 h à 17 h.

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