Le lien alimentation-territoire au menu de la session Chambre
Après le vote du compte financier 2025, les membres de la Compagnie se sont informés sur les actions et programmes menés dans les communautés de communes, au Département et au niveau national pour promouvoir une alimentation de qualité et surtout locale.

À l'invitation de Luc Smessaert, président de la Chambre d'agriculture, Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental, expose les actions menées et rappelle que les 66 collèges de l'Oise accueillent environ 37.000 élèves dont 69 % en demi-pension, ce qui correspond à 144 jours de service et 3.260.000 repas par an. «Depuis 2019, nous nous sommes engagés dans un schéma de la restauration scolaire avec l'idée de développer la qualité alimentaire et l'approvisionnement local, d'améliorer le rapport qualité-prix et de fédérer et mobiliser la communauté éducative autour des enjeux de l'alimentation», expose la présidente. Mais il faut savoir que bon nombre de cuisines scolaires sont approvisionnées par un prestataire. Néanmoins, dans les cuisines autonomes, si les responsables sont moteurs dans la démarche d'amélioration, de larges progrès sont possibles. Ainsi, les cuisiniers ont été invités par la Chambre d'agriculture à rencontrer des producteurs locaux au travers de journées sur le terrain, avec des échanges et des réflexions sur l'amélioration des partenariats. Effet immédiat : + 75 % de commandes et + 80 % de montant de ces commandes.
Parallèlement, de nombreuses actions sont menées pour lutter contre le gaspillage alimentaire. En 2023, la pesée de contrôle est devenue obligatoire pour toutes les équipes de restauration. Résultat : de 166 g par convive en 2021, on est passé à 82 g en 2025, en deçà de la moyenne nationale de 100 g. Les chiffres sont meilleurs en cuisine autonome (69 g) qu'en restauration satellite (132 g). «Cuisiner et utiliser des produits locaux coûte plus cher qu'acheter à un prestataire, mais ce surcoût est absorbé par la baisse drastique du gaspillage. On expérimente le réaménagement des salles de restauration en selfs collaboratifs. Les jeunes sont invités à se servir en autonomie l'entrée, puis le plat et le dessert, ce qui réduit les quantités servies», témoigne Nadège Lefebvre.
La Picardie verte se dote d'un PAT
La communauté de communes a lancé en 2021 son programme alimentaire territorial, avec des diagnostics, une stratégie opérationnelle et la co-construction du plan d'actions. Le PAT a été validé en décembre 2022 et il entre mainteant dans la mise en oeuvre des actions prévues.
Adeline Potier, chargée de projets de développement durable à la com com, liste les axes et actions choisis. D'abord, pour ccompagner la restauration collective dans sa transition alimentaire, la mutualisation des commandes des cantines scolaires, élus et gesqtionnaires de cantines sont formés, et la lutte contre le gaspillage est déclarée. est incitée. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la solidarité est promue, avec l'aide d'associations comme les Restaus du coeur ou le Secours catholique. Pour inciter à consommer local, une carte dynamique des producteurs locaux est en ligne, des boucles de baladde ggourmande ont été créées et des évènements comme le festival de l'Alimentation locale en 2024 sont organisés. Ensuite, pour mieux s'alimenter sur le territoire, le personnel au contact des enfants et des aînés est formé, des actions de sensibilisation sont menées. Enfin, pour soutenir l'installation d'agriculteurs de de projets innovant sur le territoire, une réflexion est en cours. Labellisé de niveau 1, le PAT de la Picardie verte vise maintenant le niveau 2 pour aller plus loin.
Toutes ces démarches s'inscrivent dans la Snanc, stratégie nationale alimentation nutrition climat, à laquelle les Chambres participent, mais sans contraintes ni budget et avec retard, selon Magali Saumade, agricultrice dans le Gard et qui représente les Chambres : «Valoriser les circuits courts, assurer le revenu des agriculteurs et faire évoluer les régimes alimentaires vers plus de fruits, légumes et légumineuses font partie de la démarche, tout comme l'atteinte des objectifs Egalim. Les Chambres doivent être acteurs majeurs sur ce sujet.»
Le compte est bon
Le compte financier 2025 fait apparaître des charges de personnel maîtrisées, à hauteur de 3.188.678 €, «mais parce que deux postes sont restés vacants», tient à préciser Fabrice Riquier, directeur de la Chambre d’agriculture de l’Oise lors de la présentation des comptes. La Chambre emploie 60 collaborateurs pour 54 ETP (équivalent temps plein). La massre salariale représente 50 % desq charges. Globalement, les charges de fonctionnement (118.132 €)ont baissé. De leur côté, les recettes augmentent et représentent 6.428.935 €. Les charges totales s’élevant à 6.363.732 €, un bénéfice de 65.204 € est dégagé en 2025. La capacité d’autofinancement se monte à 302.516 € et le fonds de roulement équivaut à 143 jours de fonctionnement, bien supérieur aux 90 jours préconisés.
Des efforts contants depuis de nombreuses années permettent donc à la Chambre d’agriculture de l’Oise d’afficher de bons résultats, ce qui est rassurant sur sa capacité à engager les travaux nécessaires sur les bâtiments et à continuer à accompagner le développement agricole du département.
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