L'Oise Agricole 29 mai 2019 à 16h00 | Par Dorian Alinaghi

Un succès bœuf pour la journée Made in viande

Pour la 5e édition de Made in viande, organisée par Interbev, tous les professionnels des filières élevage et viande ont ouvert leurs portes pour dialoguer avec le grand public. Cet événement a pu faire découvrir le métier, la transmission d’une passion et a permis de témoigner d’un engagement pour une alimentation responsable et durable.

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- © Dorian Alinaghi

Les rencontres Made in viande sont toujours un moment particulier afin de permettre de parler des métiers de la viande. Souci de l’environnement, question du respect du bien-être animal, Manger moins de viande, mais de meilleure qualité et moins coûteuse : les raisons sont nombreuses pour réduire sa consommation, mais le mot d’ordre est de découvrir les métiers de la viande, de l’éleveur à l’assiette ! Visites, découvertes, rencontres, dégustation... Cette 5e édition invite les hommes, les femmes et les enfants à découvrir les métiers, leur quotidien et leurs valeurs de la viande. Le 27 mai, Jimmy Dewaele, éleveur à Coivrel et représentant interbev de l’Oise, a ouvert les portes de son exploitation, accompagné de sa sœur, Aurélie, et de sa femme, Amandine. Lors de cette journée, une cinquantaine d’élèves de CM1 et de CM2 de l’école Marissel B de Beauvais sont venus visiter cet élevage. « C’est ma première édition de Made in viande et mes premières portes ouvertes (rire). Mon exploitation s’étend sur 70 hectares, dont 40 en pâtures. Je cultive tous les éléments nécessaires à l’alimentation de mes 280 bovins, tous de race Blonde d’Aquitaine» explique Jimmy Dewaele. «Je souhaite montrer aux enfants tout l’envers du décor de l’élevage. Mais aussi défendre la consommation de viande. À travers cela, cette journée permet de montrer aux jeunes, mais aussi à tout le monde, d’où vient la viande, comment sont élevées les vaches, mais aussi quels sont les débouchés. Lorsque je vends ma viande directement ou à des GMS, je suis hyper-exigeant avec mon prestataire, afin que le produit final soit disponible dans des conditions optimales d’hygiène et de sécurité sanitaires. Cette journée est presque primordiale car nous touchons les plus jeunes qui sont les adultes de demain. Et j’espère pouvoir réitérer l’expérience.» ajoute-t-il, sourire aux lèvres.

Crayons et questionnaires à la main, les élèves parcourent l’ensemble de l’exploitation pour apprendre le fonctionnement d’un élevage à viande. Présentation du métier d’éleveur, de la race, de l’exploitation, de l’alimentation des animaux, des soins journaliers, les élèves sont attentifs et extasiés lors des premiers regards avec les animaux.

«Cette journée s’inscrit dans le projet de classe où l’on a travaillé spécifiquement tout au long de l’année sur l’agriculture française, en terme de géographie, mais également sur l’alimentation et des aspects sociétaux et environnementaux» explique Sylvie Choury, enseignante à Marissel B à Beauvais.

«De plus, ces jeunes viennent de la ville et avec cette journée, ils vont découvrir à quoi ressemble une exploitation. Je trouve ça normal que l’on apprenne l’agriculture à nos élèves car étant des citadins, ils n’arrivent pas à se rendre compte de la taille d’une exploitation, ni de tout ce qui gravite autour de la ferme. Le monde agricole est éloigné pour eux, les bêtes qui ont des cornes ne sont pas seulement des taureaux (rire). À l’école, en histoire par exemple, on travaille sur les modes agricoles d’il y a 200, 300 ans voir début du XXe siècle. Or, l’agriculture a fortement changé. Il y a eu de nombreuses évolutions technologiques et sociétales. Les enfants ne savent pas que l’agriculture est importante pour le maintien de l’écologie au sein de notre territoire. On souhaite que nos élèves soient des citoyens éclairés.»

Pour Amandine Dewaele, femme de Jimmy Dewaele, il s’agit d’un bel espoir pour le monde agricole. «N’étant pas du milieu agricole, voir tant de jeunes s’intéresser, voire s’épanouir dans une ferme, permet une avancée au niveau de l’éducation des enfants, mais aussi sur l’ouverture de cet univers agricole qui reste encore un milieu assez fermé. Et pour mon mari, les portes ouvertes permettent à Jimmy de présenter son métier.»

La famille Helbert, des amoureux de la viande

Depuis 1964, la boucherie Helbert veille à la qualité optimale de ses produits. Située dans la commune de Hermes, la boucherie Helbert Frères, une société familiale, est fière de participer une nouvelle à cet événement. «On essaye de participer à chaque édition. Premièrement, pour communiquer auprès de la clientèle sur la qualité de nos produits, leur faire voir la provenance de la viande, leur faire découvrir l’arrière de la boutique. Les clients ne s’imaginent pas l’arrière du décor et le travail en amont.

Deuxièmement, on leur explique le travail de la viande et comment on la pratique. Quand les personnes font ce genre de visite, cela leur donne de la confiance» affirme Philippe Helbert, l’un des cogérants de la boucherie.

Pour lui, le fait d’avoir une clientèle allant du plus jeune au plus âgé permet de faire découvrir ce métier différemment. «Les personnes sont de plus en plus sensibles à la traçabilité du produit. Par exemple, nous donnons des fiches explicatives concernant la provenance des produits aux clients. De plus, on essaye, à travers ce genre d’actions, d’amener des classes. On avait, par exemple, réalisé une année un atelier de confection de saucisse. Chaque élève a fait sa propre saucisse et qu’il a ensuite amenée chez lui et bien évidemment par la suite mangée. On a eu un retour très positif des parents car il s’agissait d’un apprentissage alimentaire et culinaire.»

La filière représente en effet près d’un demi-million de professionnels qui travaillent dans un secteur clé de l’économie française. celle-ci est un véritable tremplin, tant pour les jeunes en recherche d’orientation que pour les personnes intéressées par la reconversion professionnelle. Comme quoi, il ne faut pas être si vache avec la viande.

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