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N°1432 (25)

19 juin 2020 | Semaine 25 1432
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L'édito

Régis Desrumaux, président de la FDSEA 60

Agir, ne pas subir !

Lors de notre journée de l’adhérent en février et de notre AG statutaire de ce lundi, nous avons rappelé la priorité donnée par la nouvelle équipe d’élus : être une FDSEA de terrain, réactive et constructive, défendant l’intérêt des adhérents. La prévention «incendies de feux de moissons» est un des dossiers dans lequel nous avons proposé des actions. Les récoltes sont le fruit de notre travail de toute une année. Il n’était pas question de remettre en cause notre moisson 2020, mais pas question non plus d’avoir de nouvelles victimes. Un travail collaboratif a permis d’aboutir à un protocole pour réagir rapidement en cas de températures caniculaires extrêmes combinées à du vent sur des terres sèches. Vous retrouverez en détail le travail réalisé. Une application smartphone a également été développée pour la géolocalisation des feux. Téléchargez-là, pour votre sécurité, pour que les pompiers arrivent au plus vite sur le sinistre. On doit tous l’avoir avant le début de nos moissons. Bien sûr, la FDSEA défend aussi d’autres dégâts subis... Le gibier ! Nous sommes de plus en plus nombreux à subir des dégâts de sangliers, de cervidés. Nous devons agir pour enrayer cette situation, tout comme les dégâts de corbeaux qui explosent cette année. Ça ne peut plus durer. Des échanges avec la Fédération des Chasseurs ont débuté. Nous devons trouver des solutions pour éviter cette situation. C’est aussi un réseau qui va de la campagne jusqu’à Paris avec nos représentants nationaux qui défendent nos positions. Rien n’est simple, rien n’est gagné d’avance, la FDSEA et ses représentants sont bien déterminés à agir et à ne pas subir !

N°1430 (23)

05 juin 2020 | Semaine 23 1430
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L'édito

Alice Avisse, présidente de la section viande bovine de la FDSEA 60

Des besoins bien réels !

La période que nous venons de subir a été quelque peu mouvementée : l’appel à la rétention des animaux en ferme demandée par la FNB semble porter ses fruits. Voilà maintenant 3 semaines que les cours arrêtent de baisser et on sent un frémissement à la hausse. Par ailleurs, alors qu’on nous annonçait un stock en jeunes bovins de près de 40.000 têtes début avril, il n’en était en réalité que de 2.500 après prise en compte des chiffres réels fournis par la BDNI et FranceAgrimer. C’est pour cela que la FNB n’a cessé de rappeler : «ne vous en tenez qu’aux chiffres officiels et non aux discours que l’on veut nous faire entendre», ces discours qui sont toujours négatifs et qui veulent toujours nous faire croire qu’aujourd’hui est mieux que demain. De plus, on est aussi maintenant en mesure de dire que les exportations sont restées relativement stables, contrairement aux importations qui, elles, ont bien chuté. Aujourd’hui, les niveaux d’abattage sont toujours importants, il y a donc un besoin certain. Nous pouvons donc en déduire que la consommation est bien là, qu’il ne doit pas y avoir de stocks de viande fraîche dans les réfrigérateurs des commençants. De plus, le stockage privé mis en place par l’Europe ne rencontre pas un franc succès (hormis aux Pays-Bas et en Pologne), ce qui nous permet d’en déduire que les opérateurs prévoient un besoin rapide, probablement à l’exportation. Nous avons donc le droit d’être optimistes quand les feux repassent au vert.

N°1428 (21)

22 mai 2020 | Semaine 21 1428
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L'édito

Thierry Leysens et Gwenaelle Desrumaux, Secretaires généraux de la FDSEA 60 et des JA 60

ZNT - Exprimez-vous maintenant !

Désireux de ne pas nous laisser dicter nos pratiques mais soucieux des relations avec nos voisins, la FDSEA et les JA en lien avec la Chambre d’agriculture ont mis en place en 2016 une Charte de Bon Voisinage. Parce que, bien vivre à la campagne, c’est vivre avec l’activité rurale, tout en respectant ceux qui nous entourent.

Depuis 2019, parce que les marchands de la peur tendaient à nous imposer comment effectuer notre travail, à quelle distance, etc... nous avons relancé le travail précédemment mené, en mettant en place, dans l’Oise, la Charte de Bonnes Pratiques. Trop souvent, on veut nous imposer des règles sans connaître la réalité du terrain et surtout sans mesurer les conséquences que cela implique pour l’activité agricole ! Tout ce travail de fond ne sort pas du chapeau mais a été longuement œuvré, avec toute la responsabilité qui nous incombe. La Charte met en avant les pratiques déjà existantes… bien loin de l’image que certains citadins peuvent avoir ! Aujourd’hui, cette Charte Riveraine est en consultation publique. Et qui est le plus à même de répondre à cette consultation ? Qui connait le mieux la réalité du terrain ? Vous, vous et encore vous ! Il est donc indispensable que vous, agriculteurs, y répondiez ! Ne laissons pas les ONG et autres écolos s’exprimer à nos places ! Pas de temps à perdre ! Mobilisez-vous ! Répondez à cette consultation ! Nous comptons sur vous et votre réseau.

 

N°1425 (18)

05 mai 2020 | Semaine 18 1425
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L'édito

Régis Desrumaux, président de la FDSEA 60

Du bon sens !

La FDSEA 60 a pour leitmotiv, depuis toujours, de travailler sur toutes les problématiques qui se présentent aux agriculteurs. Non seulement en défendant les intérêts du monde agricole et de ses adhérents, en toute objectivité, mais également en trouvant des solutions pour prendre en considération ses partenaires.

Depuis plusieurs mois, voire des années, des exploitants sont confrontés à de nombreux dégâts de sangliers et cervidés sur des cultures et des prairies. Ce phénomène s’amplifie et touche désormais une grande partie du département. Constater son travail, ravagé en quelques minutes, reste toujours dramatique pour l’agriculteur. À cela vient s’ajouter, pour certains agriculteurs, par décision unilatérale de la Fédération des chasseurs, un abattement sur les indemnités des dégâts subis.

Nous avons essayé à plusieurs reprises d’apporter des solutions d’avenir pour diminuer la population et les dégâts qui en découlent. Mais quelle déception de voir la Fédération des chasseurs camper sur ses positions concernant les abattements imposés sous prétexte qu’un agriculteur cultive le long d’un bois et implante des cultures qui seraient appétentes pour le gibier ! Mais avons-nous le choix ? Choisissons-nous les parcelles de nos exploitations ? Notre souhait à tous serait d’avoir un seul îlot, de préférence en limon, éloigné des bois. Mais, soyons lucides, ce n’est pas aussi simple que cela ! La position du conseil d’administration de la FDSEA a été claire : zéro abattement ! Pourquoi ne pas chercher des solutions avec les exploitants concernés et être dans la construction ? Soyez assurés de notre détermination à défendre vos intérêts. En espérant que le bon sens s’impose, portez-vous bien.

N°1424 (17)

24 avril 2020 | Semaine 17 1424
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L'édito

Régis Desrumaux, président de la FDSEA 60

L'après 11 mai...

L’annonce est tombée : la France continuera donc de tourner au ralenti jusqu’au 11 mai. Cette période que nous vivons, aussi singulière soit-elle, aura repoussé chacun de nous dans ses retranchements. Avant, les Français n’avaient qu’à tendre le bras pour avoir ce qu’ile voulaient, aujourd’hui, c’est l’instinct de survie qui se met en marche. Alors que la part de l’alimentation avait fortement baissé dans les budgets des ménages français, cette douloureuse pandémie nous prouve une chose : se nourrir est essentiel, un besoin primaire que rien d’autre ne peut remplacer. La peur de manquer a conduit les consommateurs à dévaliser les grandes surfaces. Grâce à nos agricultures diversifiées et à nos filières agricoles, nous continuons de nourrir les Français en toute sécurité. Les consommateurs se sont également tournés davantage vers les producteurs locaux. Il est primordial pour un pays d’avoir une autonomie alimentaire. Et cela, le Président Emmanuel Macron en a maintenant bien conscience, puisqu’il l’a souligné à plusieurs reprises, «il nous faut rebâtir notre indépendance agricole». Pour cela, il nous faudra donc un soutien sans faille de la France pour venir en aide aux filières impactées par cette pandémie, mais aussi affaiblies depuis des années par une concurrence déloyale des importations que nous n’avons cessé de décrier. Nos politiques auraient-ils enfin compris ? Durant cette période et après, votre FDSEA répond présente, comme elle l’a toujours fait, pour se battre et remonter toutes les problématiques qui se présenteront à nous. En attendant de nous retrouver, prenez soin de vous et de vos proches.

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