Anciens numéros

295 anciens numéros

N°1396 (41)

11 octobre 2019 | Semaine 41 1396
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L'édito

Bernadette Bréhon, Secrétaire générale de la FDSEA de l’Oise

À vous de vous mobiliser !

Le Sraddet, un sigle qui ne parle pas à tous, mais qui aura des répercussions sur l’agriculture de notre région. Le Sraddet (Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires), le schéma des schémas, défini pour 20 ans, intégrateur, qui pourra entraîner des contraintes supplémentaires sur les Scot, PLU, PLUi...

Nous regrettons que la profession n’ait pu être davantage impliquée dans l’élaboration de ce schéma. Mais vos FDSEA et FRSEA, à force de persévérance, en revenant régulièrement à la charge sur ce dossier, ont tout de même obtenu que 166.000 ha restent en terres agricoles dans notre région sans contraintes supplémentaires.

Une belle victoire syndicale !

Le Sraddet est actuellement en consultation publique jusqu’au 16 octobre. Votre FDSEA vous a alertés par des réunions locales d’information. Maintenant, c’est à chacun de vous de faire une requête auprès du commissaire enquêteur. Il faut que nous obtenions un guide méthodologique qui bornera l’utilisation de ce schéma. La parole est à vous, il est impératif que vous vous mobilisiez!

N°1394 (39)

00 0000 | Semaine 39 1394

N°1392 (36)

13 septembre 2019 | Semaine 36 1392
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L'édito

Régis Desrumaux, Secretaire général de la FDSEA60

Inacceptable !

Le sport national du moment est la prise d’arrêté anti-pesticides. 150 mètres par-ci, 50 mètres par là… au nom du principe de précaution. Ne soyons pas dupes ! Certains maires y ont surtout trouvé l’opportunité de récolter quelques votes. Le marché de la peur est ouvert ! Mesdames, messieurs les maires, n’oubliez pas que nous faisons déjà des actions concrètes. D’abord, chaque agriculteur est formé à l’utilisation des produits phytosanitaires (Certiphyto) et pulvérise dans les meilleures conditions : horaires adaptés, prise en compte du vent, etc. Nos matériels comme nos pratiques ont évolué avec, par exemple, l’arrivée des buses anti-dérive.

Par contre, depuis des années, l’urbanisation grignote nos campagnes, rapprochant les maisons des terres cultivées. Le béton fait disparaître tous les 5 à 6 ans l’équivalent en surface agricole d’un département français ! Si, à cela, nous devons encore ajouter une distance de 150 mètres, que va t’il nous rester pour nourrir la population ? Doit-on encore être la variable d’ajustement ?

La Chambre d’agriculture, les JA et la FDSEA, en collaboration avec d’autres partenaires, avaient travaillé à une Charte de bon voisinage. Aujourd’hui, il est urgent d’y ajouter un avenant concernant l’épandage des produits qui soignent nos plantes. Ensemble, il nous faut bâtir des solutions, prenant en compte l’inquiétude des habitants, mais également nos réalités agricoles afin de ne pas tomber dans des décisions excessives et déconnectées du terrain comme à Langouët… Votre FDSEA est mobilisée et saura montrer les crocs si le monde agricole n’est pas entendu !

 

N°1391 (1391)

05 septembre 2019 | Semaine 1391 1391
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L'édito

Thierry Bourbier, président de la FDSEA 60

Le combat n’est pas terminé

Même si le Président Macron a annoncé qu’il ne soutiendrait pas «en l’état» les accords de libre-échange du Mercosur, rien ne laisse entendre qu’il s’y opposera fermement et durablement. Il a fallu malheureusement des feux en forêt amazonienne pour que le chef de l’État prenne cette position. A-t-il conscience de ce que l’on vit au quotidien face à la concurrence déloyale ? Même si aujourd’hui, sa décision de ne pas signer l’accord nous paraît évidemment plus sage, les raisons sont loin de nous satisfaire, bien au contraire ! Cet été, après nos actions coups de poing en préfecture et sous-préfecture, nous avons ciblé le grand public avec la pose de panneaux dans les champs pour alerter de ce qui pourrait arriver dans les assiettes en cas d’accord !
Pour cette rentrée, nous embrayons à nouveau. Ce vendredi, les JA 60 ont organisé une rencontre avec les parlementaires, députés et sénateurs de l’Oise, pour revenir sur les accords du Ceta que certains ont votés, d’autres s’y sont opposés. D’ailleurs, nous regretterons que Carole Bureaux-Bonnard se soit excusée et ne puisse venir «dialoguer», malgré nos propositions de rencontre. Il n’est pas question d’accepter d’être une monnaie d’échange ! Nous allons monter crescendo sur les semaines à venir jusqu’à une mobilisation nationale prévue le vendredi 15 novembre, date du Conseil des ministres européens. N’importons pas ce que nous ne voulons pas dans nos assiettes !

N°1390 (35)

30 août 2019 | Semaine 35 1390
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L'édito

Pascal Foucault, Président de l’arrondissement de la FDSEA 60

La montagne qui accouche d’une souris !

Permettre une revalorisation du prix au producteur de par la prise en compte du coût de production tel était l’objectif lors de l’adoption de la loi alimentation. La FNPL avait été force de proposition, avait travaillé d’arrache-pied pour que les revendications des producteurs soient prises en compte, et avait été satisfaite lors de la signature de la loi après avoir été enfin entendu ! Force est de constater que le résultat n’y est pas et que le prix du lait acheté par nos laiteries n’a pas varié. Les bonnes intentions des transformateurs et distributeurs alors très médiatisés sont donc une nouvelle fois que des leurres ! Pourtant, un rapide coup d’oeil en magasin suffit pour se rendre compte de l’augmentation des prix pour certains produits alimentaires en GMS et notamment laitiers. Mais alors, où est passé le ruissellement promis sur nos exploitations, nous attendons tous les retombés ? A les entendre, chacun comprend notre désarroi, notre situation au quotidien en tant qu’éleveur mais personne n’y peut rien à son échelle alors que des négociations commerciales ont eu lieu. Par expérience, un coût de production se constate et ne se décrète pas, notre revenu n’est pas une variable d’ajustement. La loi est faite pour être respectée ! Au travers d’actions syndicales afin de ne pas être «les oubliés» de cette loi, il est indispensable de montrer notre présence active sur le terrain, montrer que nous les surveillons de près ! Ne lâchons rien !

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