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307 anciens numéros

N°1409 (2)

09 janvier 2020 | Semaine 2 1409
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L'édito

Bureau FDSEA 60

Soyons fiers et combatifs !

En ce début d’année, nous, les membres du bureau de la FDSEA de l’Oise, vous présentons tous nos vœux, santé, réussite dans vos projets. Fiers, oui, nous pouvons être fiers de notre métier, de nos pratiques agricoles, de nos agricultures. L’année que nous venons de vivre a été de nouveau chargée syndicalement. Suite à notre dernière action de décembre sur Paris, 2019 s’est achevée par un véritable coup de poignard dans le dos, la trahison du gouvernement, dénigrant les agriculteurs ! On nous avait assuré que «la science et rien que la science» ferait foi quant à l’application des zones de non traitement. Et dans un revers de manche, le 20 décembre, on nous annonce des distances le long des habitations, sans que la science, l’Anses ou tout autre organisme scientifique, n’ait indiqué une toxicité particulière à partir d’une certaine distance, sans aucune solution ! À ce jour, nous avons plus de questions que de réponses. Ce n’est plus de la colère, c’est un réel sentiment de mépris, d’écœurement que l’on peut ressentir aujourd’hui.
Le job a été fait dans l’Oise. Nous avons mis en place la charte de bon voisinage, avec un engagement de l’agriculture quant à l’utilisation des produits phytosanitaires. Nous sommes des personnes responsables et cela s’est traduit dans plusieurs situations vécues en 2019 (Lubrizol, incendie de moissons…). Et aujourd’hui, le dogmatisme prévaut dans la décision ministérielle ! Eh bien non, nous ne sommes plus d’accord. Les boues de station d’épuration chargées de médicaments de nos concitoyens, de lessives, et autres… pourquoi devrions-nous les épandre sous peine de risque de retrouver des résidus de dégradation dans nos champs ? Mais, évidemment, cela gêne moins, ne nous posons pas trop de questions, il faut bien sans débarrasser. Eh bien NON ! Nous appelons au boycott !
Quid des documents d’urbanisme ? Devons-nous nous tirer une balle dans le pied ? Eh bien NON ! Nous ne devons plus accepter de nouvelles constructions aux abords de nos champs !
Devons-nous mettre en place ces distances du décret ? Eh bien NON ! Nous appelons à la désobéissance.
Cette année va repartir fort syndicalement. Mais notre agriculture doit rester forte et plus combative que jamais !

N°1408 (1)

31 décembre 2019 | Semaine 1 1408
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L'édito

Hervé Ancellin, président de la Chambre d’agriculture de l’Oise

Des agriculteurs responsables

Vous avez fait preuve de responsabilités face :

- aux feux, en stoppant vos moissons pour assurer en priorité la sécurité des personnes et des biens

- lors de l’incendie de Lubrizol, en stoppant la commercialisation des produits agricoles par précaution pour la sécurité alimentaire.

Les organisations professionnelles agricoles vous ont accompagnés et les services de l’état ont pris les mesures nécessaires pour prendre en compte ces accidents et limiter l’impact sur vos exploitations.

Preuve est faite que vous savez vous adapter sur le court terme et également avoir des projets à long terme.

Nous traversons une période de transitions où notre modèle agricole est remis en cause. Pour autant, de nombreuses opportunités se présentent avec la production d’énergie, les productions diversifiées et locales, les évolutions de pratiques et le numérique… tout cela en lien avec une dynamique de territoire qui doit être profitable à tous les citoyens.

L’ensemble de la profession agricole et notamment les services de la Chambre d’agriculture sont mobilisés pour vous accompagner et vous aider à relever vos défis.

Je vous adresse tous mes vœux de bonheur et de réussite pour cette nouvelle année.

 

N°1406 (51-52)

20 décembre 2019 | Semaine 51-52 1406
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L'édito

Thierry Bourbier et Pierre Potier, présidents de la FDSEA et JA 60

En betterave, la filière doit s’organiser

Le secteur betteravier est de nouveau agité ces dernières semaines. Depuis plusieurs mois, conséquence de la fin des quotas sucriers, la filière bouge et se réorganise. Le Syndicat betteravier met en place des organisations de producteurs. Comme cela a été fait pour le secteur laitier, il nous semble important que les producteurs puissent être représentés. Le collectif est un point important dans notre métier… Nous l’avions vécu aussi du temps de la mise en place des OP lait, le changement n’est pas toujours facile et difficilement accepté par nos industriels. L’objectif des organisations de producteurs est de veiller aux intérêts des agriculteurs dans la commercialisation des productions. Nous sommes conscients que d’être seul face à son collecteur en cas de litige, c’est un combat de pot de terre contre pot de fer.

Adhérer à une OP, c’est aussi parler d’une seule voix dans les négociations. Nous apportons donc notre soutien dans ce nouveau challenge. Cette organisation est importante, aussi bien pour le maintien de la culture de betterave dans notre département qu’à celui des outils de transformation. Il ne faut pas non plus attendre, au risque de voir cette production disparaître chez nous.

À plusieurs, nous sommes plus forts !

N°1404 (49)

06 décembre 2019 | Semaine 49 1404
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L'édito

Bernadette Bréhon, Régis Desrumaux et Mathieu Pecquet, Secrétaires généraux FDSEA et JA 60

Bravo à tous pour ce succès !

Plus de 1.000 tracteurs à Paris et un périphérique bloqué pendant près de 15 heures. Et ce grâce à vous. Grâce à tous les agriculteurs qui ont laissé leur ferme, leurs animaux, leur travail. Qui se sont levés aux aurores. Qui ont cumulé plus de 24 heures sans dormir pour défendre cette agriculture que l’on chérit tant. Un seul mot : merci !

Merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour rendre ce rapport de force possible. Merci à ceux qui n’ont pu faire partie du cortège, mais qui nous ont apporté, par leurs appels, leurs messages notamment sur les réseaux sociaux, leur soutien. Merci à ceux qui ont remplacé les agriculteurs en route vers Paris, que ce soit pour la traite et le soin aux animaux. Merci aux organisations professionnelles agricoles qui ont soutenu cette action, en mobilisant leur réseau comme la coopérative de Milly ou encore le Syndicat betteravier de l’Oise. Merci également aux entreprises, La Motoculture de l’Oise, l’ETA Ludovic-Dangoisse, Hurand Team, Bertrand Vigouroux, directeur de l’Intermarché de Nanteuil-le-Haudouin et Parin Pneus, qui ont répondu présents pour assurer le bon déroulement de la manifestation. Ensemble, nous avons réussi à faire bouger les lignes et attirer l’attention des pouvoirs publics. Rien n’aurait été possible sans votre engagement et votre mobilisation ! Bravo à tous !

N°1402 (47)

22 novembre 2019 | Semaine 47 1402
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L'édito

Bernadette Bréhon, Régis Desrumeaux et Mathieu Pecquet, Secrétaires généraux FDSEA 60 et JA60

Agriculture en détresse, mobilisons nous !

Doit-on encore laisser les transformateurs, les GMS s’engraisser sur notre dos ? Doit-on encore supporter d’être pointés du doigt comme des pollueurs, des tortionnaires d’animaux ? Doit-on encore laisser un collègue mourir chaque jour de désespoir ? Non, non et non ! La colère gronde dans les campagnes, mais Macron n’a pas l’air de l’entendre. Il est donc temps pour nous de l’obliger à nous écouter ! Et pour ce faire, exit les défilé de tracteurs place de la Nation comme en 2015, nous bloquerons Paris ! Bien sûr, ce sont les Parisiens qui payeront, en première ligne, les pots cassés d’une politique de mensonges et de promesses non tenues. Nous avons pourtant essayé de communiquer moins virulemment par nos différentes actions ces derniers mois, sans être entendus sur nos premiers points de revendications. Mais rien ne peut se faire sans vous ! Mercredi 27 novembre, aucun tracteur ne doit rester dans la cour. ZNT, Mercosur, Ceta, agribashing, rentabilité de nos exploitations grandes cultures et élevage… si, comme nous, ces mots vous concernent, vous devez répondre présents. Montrer les crocs ensemble pour l’avenir de notre belle agriculture française. Se faire entendre pour nos jeunes qui sont nés avec un tracteur, une vache, un cochon, un mouton dans le ventre ! Nous refusons d’être de ceux qui expliqueront dans 30 ans, à leurs petits-enfants, qu’on avait tout, une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement, enviée de tous les pays et que nous l’avons laissée mourir sans nous battre. Et vous ?

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