Anciens numéros

257 anciens numéros

N°1357 (2)

09 janvier 2019 | Semaine 2 1357
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L'édito

Régis Desrumaux, secretaire généal de la FDSEA 60

Les vœux trop amers des vétos

Fin décembre, plusieurs éleveurs du Nord-Ouest du département ont eu la désagréable surprise de recevoir de leur vétérinaire non pas une carte de vœux, mais un courrier dans lequel il annonce se désengager de son intervention dans l’élevage. Nouveau coup dur pour les éleveurs, que nous ne pouvons tolérer ! Écœurant, choquant ! Il faut que les vétérinaires se rappellent que si, aujourd’hui, ils sont là, c’est grâce à nous, éleveurs, et non grâce aux chiens et chats !

Le monde rural fait partie de leur ADN ! Nous n’acceptons pas qu’un partenaire indispensable aux soins et au bien-être de nos animaux nous lâche et nous laisse face au mur, sans solutions ! Le maintien de l’élevage passe aussi par le soutien et le travail avec les vétérinaires ! Pour la prophylaxie, la DDPP (Direction départementale de la protection des personnes) et le GDS (Groupement de défense sanitaire imposent des protocoles aux éleveurs, lesquels vont être démunis pour les mettre en oeuvre sans vétérinaire. Ont-ils besoin d’être une fois de plus pénalisés ? Des contacts ont été pris pour une prochaine rencontre avec les vétérinaires, la DDPP et le GDS. Chaque organisme doit prendre ses responsabilités et trouver des solutions. Il est hors de question que les éleveurs soient pris en otages !

N°1356 (1)

04 janvier 2019 | Semaine 1 1356
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L'édito

Jean-Luc Poulain, président de la Chambre d’agriculture de l’Oise

Meilleurs voeux !

Les années se suivent et sont rarement semblables. Nous savions la variation naturelle des rendements, mais force est de constater que le climat amplifie ce phénomène. Nous apprenons la variation des prix, y compris dans ce que nous avions de plus protéger, à savoir les productions sous quotas. Nous devons vivre avec la contractualisation des pouvoirs publics (Pac, MAE, bio) sans pouvoir nous résoudre à la carence de ces derniers dans de nombreux délais de paiement. Ceci est toujours insupportable pour nos trésoreries.

La demande sociétale change et est parfois contradictoire. À nous de prouver que, malgré la lenteur de la rotation de nos capitaux, nous savons nous adapter. Je suis persuadé que l’agriculture qui était exclusivement tournée vers la production de nourriture saura demain apporter des solutions à la captation du carbone, mais aussi à la réduction de notre impact sur l’environnement. Pour cela nous devons adapter nos outils syndicaux, coopératifs et mutualistes, ainsi que les Chambres. Les adapter au nouveau découpage géographique, et aussi à l’économie du territoire. En n’oubliant jamais que ces outils sont les nôtres, à notre service. J’ai pleinement confiance dans les générations qui arrivent. Elles sont à la fois à l’écoute et respectueuses du travail accompli tout en gardant un œil critique et innovant.

Pour l’année qui commence et celles qui suivront, je vous dis merci pour ce long chemin parcouru ensemble et vous souhaite le meilleur pour vous et vos proches.

 

N°1354 (51-52)

21 décembre 2018 | Semaine 51-52 1354
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L'édito

Bernadette Bréhon, Régis Desrumaux, secrétaires généraux de la FDSEA 60

Bonnes fêtes de fin d’année

Depuis plusieurs semaines, nous avons mené différentes opérations, des actions coup de poing, des rencontres avec les députés. Même si le temps va être de se retrouver en famille en cette période de fêtes de fin d’année, nous ne pouvons relâcher la pression sur la problématique Pac et le non versement des aides ou encore le vote de la redevance pollution diffuse (RPD), conscients des conséquences sur nos exploitations. L’ordonnance de la loi États généraux de l’alimentation, cheval de bataille de notre syndicat, doit être votée prochainement. Travail de longue haleine pour qu’enfin soit reconnu notre travail de tous les jours et obtenir un prix à sa juste valeur, un prix qui prend en compte notre coût de production. Ne plus être enfin cette variable d’ajustement !

Nous repartirons de nouveau pour 2019 avec le même objectif : vivre dignement de notre métier ! Et accentuerons le combat contre l’agribashing dont nous sommes victimes au quotidien, pesant sur le moral d’agriculteurs responsables, chefs d’entreprise que nous sommes, par ces associations peu représentatives de l’opinion du grand public. Mais pour le moment, place à la famille, aux amis : nous vous souhaitons à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

N°1353 (50)

14 décembre 2018 | Semaine 50 1353
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Positivons !

C’est le terme employé la semaine passée par Arnaud Rousseau, président de la Fop (Fédération des oléoprotéagineux) lors de la journée oléopro, à destination de notre ministre.

C’est aussi ce qui nous a incité à nous mobiliser dans cette phase de finalisation de la loi de finances 2019 pour expliquer à nos députés les conséquences de leur vote : car on ne peut demander tout et son contraire aux filières agricoles. Cohérence dans les délais, on ne peut, en travaillant avec du vivant animal ou végétal, se laisser imposer un temps politique, électoral. De même, cohérence dans le traitement des paiements de la Pac. Et courage pour inverser la perception par la société de nos pratiques qui sont regardées avec grand intérêt par nos voisins européens et mondiaux. Oui, nous pouvons être fiers de notre savoir-faire, de nos productions «saines, loyales et marchandes», de notre impact positif sur la biodiversité, et le captage des gaz à effet de serres, nos agricultures sont bien une solution face au réchauffement climatique, mais tous cela ne peut se faire que si nous avons des équilibres économiques sur nos exploitations et que l’état honore ses engagements financiers, tout en nous laissant une capacité de production.

 

N°1352 (49)

07 décembre 2018 | Semaine 49 1352
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L'édito

Guillaume Chartier, Président de la FDSEA 60

Trop c’est trop !

Personne ne cautionne les exactions du week-end dernier et ne veut voir ces phénomènes se réitérer ce week-end. L’agenda politique est tel que nous devons également nous faire entendre sur trois axes, en parallèle au mouvement des gilets jaunes. Le premier concerne la redevance pollution diffuse : nous y contribuons déjà à hauteur de 147 millions d’euros et nous demandons l’annulation de l’augmentation prévue qui serait de 100 millions d’euros : non à l’écologie punitive. Le second point a trait à la stigmatisation de nos agriculteurs et de leurs pratiques alors que le monde entier envie notre gastronomie, nos produits alimentaires et leur sécurité sanitaire.

Le dernier point porte sur les ordonnances Egalim, à savoir la prise en compte des coûts de production pour bâtir les prix de vente, d’où une meilleure répartition de la valeur ajoutée dans les filières. Alors, oui, la semaine prochaine, nous organiserons des rencontres avec nos députés afin qu’ils votent le projet de loi de finances en tenant compte de nos revendications. Et je vous propose de prendre vos tracteurs pour aller leur rendre visite.

N°1351 (48)

30 novembre 2018 | Semaine 48 1351
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

Anarchie !

Les temps sont durs pour l’ensemble de nos concitoyens, l’ensemble de nos compatriotes voient se profiler une perte de leur pouvoir d’achat, nous sommes aussi concernés à titre personnel. C’est pourquoi nous nous battons depuis toujours et au-delà du pouvoir d’achat, pour que les agriculteurs conservent une capacité à produire et à vivre de leur métier. La volonté de l’État de marginaliser les corps intermédiaires depuis quelques années aboutit ces derniers jours à ce qui ressemble beaucoup à une situation d’anarchie.

Et les signaux envoyés par l’état au travers une plateforme de recensement des parcelles sans glyphosate, cette stigmatisation, ces pratiques de délation ressemblent trop à des pratiques d’une période sombre de notre histoire, cela est intolérable, inadmissible. De plus, ce que l’état ne réussit pas à passer par la loi grâce à nos instances, il l’impose par une augmentation des taxes : la redevance pollution diffuse qui créé de nouveaux déséquilibres économiques, des impasses techniques qui nous étouffent et une nouvelle distorsion européenne. La mise en place du contrat de solutions sera une partie de la solution, mais le temps nécessaire ne coïncide pas avec le temps électoral et politique.

N°1348 (45)

09 novembre 2018 | Semaine 45 1348
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

À la veille de ce week-end du 11-Novembre, notre région comme la France entière se rappelle. Nous savons bien, paysans, ce que cette grande guerre a causé comme dégâts humains et matériels. Elle a bouleversé notre société, nos paysages, nos mentalités. Elle a marqué les hommes. Elle a marqué la terre. Elle a bousculé nos paysages et nos villages, détruisant tout sur son passage. Et nous avons reconstruit. Patiemment et avec ardeur et courage. Pour tenter de gagner la paix. Souvenons-nous ! et pensons à nos compatriotes, à nos frères, à nos anciens tombés au champ d’honneur.

Mais ces commémorations ne cachent pas la grogne. Tous les jours, l’on me parle du prix des carburants. Le prix du pétrole monte et nous en subissons les conséquences sur nos fermes bien sûr ! Grâce à l’action syndicale menée par FNSEA-JA, nous avons déjà la reconnaissance par l’État d’aménagement fiscaux que nous devons préserver et améliorer pour ne pas subir plus encore l’augmentation des charges.

En tant que ruraux, nos anciens, nos conjointes ou conjoints et enfants qui se déplacent en voiture pour travailler subissent, eux, de plein fouet, l’augmentation combinée du prix du pétrole et des taxes. Oui, en tant que ruraux, ces augmentations grèvent encore nos budgets familiaux. Des aménagements sont donc nécessaires car, si nous entendons les enjeux des adaptations environnementales, quoiqu’argument parfois facile, rappelons les réalités des contraintes de la ruralité et de l’éloignement.

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