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N°1368 (13)

29 mars 2019 | Semaine 13 1368
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L'édito

Thierry Bourbier, Président de la FDSEA Oise

Agriacting, soyons acteurs !

Le congrès de la FNSEA à Nancy est un moment fort de notre réseau. Ce sont LES agricultures de notre pays qui, pendant trois jours, vont s’exprimer, réagir, partager. Sur ce début de congrès, l’un des sujets qui ressort est bien évidemment les élections à la Chambre d’agriculture de ce début d’année. Bien sûr, ce sujet a été vécu différemment en fonction du résultat de chaque département. Une intervention de la Loire-Atlantique, qui a perdu ces élections à deux voix près, n’a laissé personne insensible.

Laurent Degenne, président FRSEA Hauts-de-France, a de nouveau mis en lumière la distorsion de concurrence avec nos voisins belges. Quand on voit les outils de transformation de l’autre coté de la frontière et le projet d’une sucrerie avec un statut coopératif, ou encore, lorsque l’on constate que les agriculteurs ne sont pas soumis à la RPD, c’est inacceptable ! Le congrès a été aussi pour nous FDSEA 60 le moment de faire remonter l’une de nos problématiques actuelles, la Pac. En trois minutes, Régis Desrumaux a réussi l’exercice et à passer notre coup de gueule sur la requalification des surfaces en prairie permanente, mais aussi la surtransposition règlementaire de la période des huit semaines des Cipan au niveau du département, que nous ne cautionnons pas. On doit avoir une période choisie individuellement pour prendre en compte les contraintes, priorité dans les travaux de chaque exploitant !

Christiane Lambert a conclu ce tour de territoires sur un sujet qui touche chacun d’entre nous, quelle que soit sa région : l’agribashing ! Nous devons être acteurs, il est temps de faire de l’agriacting. Les actions sont multiples comme Agri Demain, engagement sur les réseaux sociaux.

N°1367 (12)

23 mars 2019 | Semaine 12 1367
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L'édito

Alain Gilles, président de la section lait de la FDSEA 60

À quand le ruissellement tant attendu ?

Suite aux États généraux de l’alimentation, nous avons accueilli avec un certain plaisir la loi Égalim promulguée début novembre 2018, suivie de quelques ordonnances en ce début d’année.

Le travail de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) et de son réseau semblait enfin porter ses fruits : inversion de la construction du prix du lait ou marche en avant, et prise en compte dans les contrats d’indicateurs dont celui du coût de production, établi par l’Idele (Institut de l’élevage) et validé par les trois collèges de l’interprofession laitière.

Ce contexte favorable a entraîné une bonne tenue des négociations commerciales entre les entreprises et les GMS pour les produits à marque. À cette dynamique positive s’ajoute la fin des stocks UE de poudres de lait, ce qui ne peut qu’être positif pour notre rémunération.

Mais il y a une ombre au tableau : les coopératives dans leur ensemble refusent d’appliquer la loi Alimentation et plus particulièrement, en ce qui nous concerne, Sodiaal. Il va donc falloir dans les semaines à venir se mobiliser pour défendre notre droit à un juste prix !

N°1365 (10)

08 mars 2019 | Semaine 10 1365
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L'édito

Éric Labarre, président de l’union des SEA du pays du Noyonnais

La désindustrialisation française continue

Après l’annonce du groupe SZ de fermer deux usines françaises à partir de 2020, nos dirigeants doivent s’interroger sur les choix faits dans le cadre de la réforme de la Pac 2014-2020, dont la suppression des quotas.

En conclusion du congrès de la CGB en 2013, Guillaume Garot (représentant Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture de l’époque) demandait que l’on juge le gouvernement à ses résultats. Cinq ans après, le constat est sans appels : l’Europe est passée de exportatrice nette en matière de sucre à première importatrice mondiale ! Mais à qui a profité cette réforme ? Très certainement aux producteurs de canne à sucre du Brésil, d’Australie ou Thaïlande qui attaquaient les accords de l’OMC, ou encore aux multinationales des industries agroalimentaires qui peuvent s’approvisionner aux conditions mondiales. Mais certainement pas aux consommateurs… la ménagère n’a pas vu le prix du sucre baisser au supermarché, qui ne se doute pas des conditions de production des sucres d’importation loin des attentes sociétales, et encore moins aux betteraviers français qui ont vu une augmentation des contraintes en tout genre et le retraits de produits phytos, et une baisse du prix dans ce marché mondial ou gains de productivités sont désormais indispensables pour rester compétitifs! Qui est capable de laisser 25 à 30 % de sa SAU avec une marge négative dans l’attente d’un éventuel rebond des marchés ?

Mesdames, messieurs les politiques, prenez vos responsabilités. À la veille des échéances européennes, il est plus qu’urgent de vous engager pour maintenir une filière sucrière en France !

 

N°1363 (8)

22 février 2019 | Semaine 8 1363
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L'édito

Willy  Balderacchi, président de la section ovine FDSEA 60

Coup dur pour l’élevage

Début février, l’annonce est tombée. L’abattoir de Montdidier ferme suite à une mise en liquidation judiciaire. Encore un maillon de proximité en moins sur la chaîne des filières d’élevage! Cet outil limitrophe à notre département travaillait avec un peu moins de 50 % de nos éleveurs. À moyen terme, des solutions sont discutées, notamment sur la mise en place d’un nouvel abattoir multi-espèces sur le même secteur. Des réunions sont organisées par le Conseil régional avec tous les acteurs de la filière pour aboutir à des engagements de financement. Il est indispensable que nous, éleveurs, nous soyons au cœur des discussions et soyons acteurs. Néanmoins, nous devons trouver une solution à court terme pour éviter l’impact dans nos élevages qui risquerait de déstabiliser les circuits courts. Financer des travaux dans l’abattoir actuel pour rouvrir temporairement le temps de la construction d’un nouvel outil ? Aujourd’hui, qu’en est-il de l’agrément du fait d’une liquidation judiciaire ? Se réorienter vers un outil plus éloigné ? Le temps presse, les éleveurs ne peuvent pas rester dans le flou et doivent pouvoir trouver un moyen d’orienter leurs animaux vers d’autres outils rapidement. La profession fera tout pour essayer de limiter les surcoûts du transport.

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