L'Oise Agricole 21 mai 2026 a 07h00 | Par Actuagri

Les éleveurs laitiers toujours motivés pour produire plus

L'année 2026 a débuté dans le sillage de la précédente, avec des collectes de lait en hausse dans tous les pays exportateurs majeurs de poudre, de beurre et de fromage.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
- © Pexels

Au mois de mars dernier (derniers chiffres connus), les éleveurs européens livraient leur lait payé 444 EUR en moyenne selon la Commission européenne, soit 108 EUR de moins qu'un an auparavant. Comme le prix du lait en France repose sur un mix-produit modérément lié aux cours du beurre et de la poudre, il n'atteint jamais les niveaux observés aux Pays-Bas ou surtout en Irlande. Aussi, sa baisse est plus faible : environ 60 EUR/1.000 l
en un an.
Fin mars, le prix des 1.000 litres s'inscrit même dans la moyenne européenne (448 EUR/1.000 l - source Commission européenne) alors qu'il avoisine les 400 EUR/1.000 l sortie ferme néerlandaise et danoise. Cette baisse du prix du lait va-t-elle se poursuivre ?
En Irlande, les producteurs laitiers semblent déjà profiter du «rebond observé sur les marchés mondiaux en début d'année, souligne l'Idele. Les prix payés par les principales entreprises irlandaises comme Tirlàn, Dairygold ou Kerry Agribusiness se sont nettement redressés début 2026».
En Nouvelle-Zélande, «la coopérative Fonterra a également relevé son prix du lait à la production pour la campagne 2025-2026, passant de 4,75 EUR/kg de matière sèche (kg/MS) à 4,85 EUR/kgMS (autour de 340 EUR/1.000 l)». Quoi qu'il en soit, la production mondiale de lait croît toujours. À l'échelle mondiale, la production de lait des sept principaux pays exportateurs mondiaux (Argentine, Australie, Biélorussie, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et UE) avait progressé au mois de février dernier (+900.000 t ; +3,7 % versus 2025) pour le 19e mois consécutif.


Rythme effréné
En France, «la forte robotisation des élevages impose de maintenir un niveau de production pour assurer l'amortissement des investissements», souligne l'Idele. Jusqu'à la mi-mars, la collecte de lait progressait de 6% en rythme annuel depuis le début de l'année, selon FranceAgriMer. Fin février (derniers chiffres connus), 4 millions de litres de lait supplémentaires ont été collectés, 6% de plus que l'an passé. Depuis, le taux de croissance n'excède pas 1 % ! À l'échelle de l'Union européenne, la croissance de la collecte de lait observée à la fin de l'année passée se poursuit.
«En cumul sur janvier et février, le volume collecté atteint près de 23,6 millions de tonnes, un nouveau record absolu pour un début d'année (+4,4 %/2025)», souligne l'Idele. Outre l'Hexagone, la collecte de lait avait alors progressé de plus de 5 % comparée à début 2025 en Allemagne (+6,6 % à 3 Mt), aux Pays-Bas (+5,7 % à 2,34 Mt) et en Irlande. Aux États-Unis, les éleveurs accroissent leurs troupeaux (9,615 millions de vaches, +2,3 % versus 2025) pour livrer plus de lait (87,60 millions de tonnes sur deux mois, +2,4 %/2025) et battre un nouveau record.
Dans l'hémisphère sud, en plein été austral, la Nouvelle-Zélande produit du lait à un rythme effréné (+6 % entre février 2025 et février 2026) ce qui porte à 17,88 millions de tonnes en cumul sur neuf mois la collecte (+2,7 %/2025). En Argentine, la livraison de lait croît en rythme annuel de 9 % depuis le début de l'année et retrouve l'étiage de 2023. Mais l'Australie (-0,5 % sur un an) est à la peine.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Oise Agricole se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,