L'Oise Agricole 30 janvier 2020 à 09h00 | Par Agence de presse

Une mission parlementaire appelle à les soutenir

Une mission d’information parlementaire appelle «à un engagement fort de l’État pour la poursuite du développement de la filière» des biocarburants. Elle demande, notamment, davantage d’incitations pour les constructeurs d’automobiles.

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Les conclusions de la mission parlementaire sur le développement biocarburants incitent les constructeurs à proposer davantage de véhicules hybrides.
Les conclusions de la mission parlementaire sur le développement biocarburants incitent les constructeurs à proposer davantage de véhicules hybrides. - © Agence de presse

Dans un contexte politique animé par les polémiques autour des biocarburants d’huile de palme, une mission d’information parlementaire affirme sans ambages : il faut «un véritable engagement en faveur des biocarburants». «Nous pensons nécessaire que le gouvernement affiche davantage l’ambition française en faveur des biocarburants», a déclaré le député UDI Stéphane Demilly, dans une conférence de presse à l’issue de la présentation de son rapport à la commission du développement durable de l’Assemblée, le 22 janvier. Les biocarburants «représentent un réel intérêt», a souligné la mission dans un communiqué résumant ses conclusions. Ils peuvent «apporter une part de solution aux enjeux climatiques et environnementaux, à la question de notre indépendance énergétique, au pouvoir d’achat des ménages et aux défis économiques que doit relever le monde agricole». Cette mission a été commandée par les députés de la majorité, en décembre 2018, en raison de la controverse sur les biocarburants d’huile de palme utilisés par la raffinerie Total de La Mède, afin de faire la lumière sur les avantages des biocarburants et d’identifier les freins à leur développement. Le rapport a été réalisé par les députés Stéphane Demilly (UDI), président de la mission, Jean-François Césarini (LREM) et Bertrand Pancher (Libertés et territoires ; Meuse), co-rapporteurs.

Inciter davantage les motoristes

Dans ses conclusions, la mission recommande notamment «une incitation plus importante au développement de biocarburants» sur le territoire national. Elle préconise notamment une politique plus active de la part des constructeurs automobiles nationaux pour mettre au point des véhicules flexfuel d’origine et un renforcement du maillage territorial par des stations de distribution d’éthanol à 85 % (E85) et de biodiesel à 100 % (B100). Le Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA), qui regroupe les éthanoliers, relève une incitation qu’il estime réalisable : abaisser les pénalités que payent les constructeurs automobiles quand leurs moteurs dépassent 95 grammes d’émissions de CO2 par kilomètre, lorsque les moteurs sont conçus pour rouler aux biocarburants, comme les moteurs flexfuel. Stéphane Demilly a noté à ce propos que les compagnies aériennes sont plus motivées que les constructeurs automobiles. Le secteur de l’aviation est conscient du fait que sa survie dépend de la disponibilité en carburants liquides, l’avion électrique étant loin d’être au point. La mission d’information recommande le soutien au développement du biokérosène et l’appui aux secteurs de transport ferroviaire et fluvial dans leurs efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. La mission recommande aussi l’engagement de négociations, à l’échelle européenne, pour déplafonner l’incorporation à 7 % des biocarburants de première génération, sachant que ceux-ci occupent 2,5 à 3 % de la SAU.

La BEI au soutien des projets de méthanisation en France

La Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque des territoires (Caisse des dépôts) ont signé le 17 janvier un partenariat pour développer une «boîte à outils méthanisation» qui sera déployée sur internet à horizon 2021. L’objectif de cet outil de conseil est d’améliorer la solidité financière des projets français dans le domaine de la production de biogaz (méthane) et de recyclage des déchets industriels sur le segment du marché des petites installations. La BEI contribuera pour plus de la moitié au financement de cet outil, et la Banque des territoires financera ainsi la part restante.

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