L'Oise Agricole 23 mars 2019 à 12h00 | Par Lucie De Gusseme

La FNPL à l'heure arrageoise

Pour son 75e congrès, la Fédération nationale des producteurs de lait a débuté son séminaire par une visite dans une ferme laitière de l'Arrageois.

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C'est chez Hervé Bertrand, éleveur laitier à Pelves (62), que l'ADPL 62 et Serge Capron son président, ont accueilli la délégation nationale de la FNPL mardi 19 mars.
C'est chez Hervé Bertrand, éleveur laitier à Pelves (62), que l'ADPL 62 et Serge Capron son président, ont accueilli la délégation nationale de la FNPL mardi 19 mars. - © Lucie De Gusseme

À côté des ballots empilés par un savant équilibre, une banderole de l'Association départementale des producteurs de lait du Pas-de-Calais (ADPL 62) s'accroche fièrement à l'enclos des génisses. La ferme laitière d'Hervé Bertrand, éleveur à Pelves, est fin prête en ce 19 mars quand débarquent les congressistes en costume tout droit sortis du TGV. Pour son 75e congrès les 20 et 21 mars, c'est le Pas-de-Calais qui a été élu par la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) pour mener deux jours et demi de réflexion sur les évolutions de la filière.

Excusé pour l'occasion, le président de la FNPL Thierry Roquefeuil, est relayé par sa vice-présidente, Marie-Thérèse Bonneau. «Nous avons été séduits par le dynamisme du Pas-de-Calais, explique-t-elle. C'est vrai que quand on pense à l'élevage laitier ce n'est pas le premier département qui vient en tête, mais les gens y exercent leur métier avec passion.»

«Quelque chose est en train de changer»

Après un mot d'accueil de Serge Capron et la présentation de sa ferme par le maître des lieux, place au détail du programme du congrès, puis à un petit tour dans l'étable, propice aux discussions. C'est notamment les démarches de préservation du revenu des éleveurs qui sont évoquées : «Quelque chose est en train de changer, affirme Marie-Thérèse Bonneau. Sans vouloir nous vanter, je pense que la FNPL y est pour quelque chose. Depuis trois ans, nous expliquons sans relâche qu'il y a un problème de coût. Le message a fini par imprimer l'esprit du consommateur. La rémunération, c'est aussi la clé du renouvellement des générations en élevage laitier. 2019, c'est l'année du miroir : on a tous les outils sous la main, il n'y a plus qu'à !»

Le Brexit, trouillomètre du secteur

Outre la question de la valeur et du renouvellement des générations - «un litre de lait sur deux sera produit par un autre éleveur dans les dix ans... ou pas, selon ce que nous serons capables de mettre en place» -, l'autre sujet phare du congrès est évidemment le Brexit. «C'est le trouillomètre du secteur. La production laitière européenne n'a retrouvé des couleurs qu'avec la faillite d'un certain nombre d'élevages en Europe. À peine cet équilibre retrouvé, un autre nuage noir se profile à l'horizon ! Nous avons très peur qu'un Brexit mis en place pays par pays nuise à la France...»

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