L'Oise Agricole 21 novembre 2019 à 12h00 | Par Agence de presse

La viande en déclin face à des céréales en force

Pour la première fois depuis plus de vingt ans, la production mondiale de viande devrait baisser en 2019 à cause de la propagation et de la résistance de la peste porcine africaine en Chine, tandis que les productions de blé et de maïs enregistreraient de nettes hausses en 2019, souligne l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

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Globalement, la production mondiale de viande devrait connaître un tassement en 2019, lequel est à mettre au compte de la filière porcine tandis que les autres types de viandes – dont la viande bovine – augmentent légèrement. Selon les dernières prévisions de la FAO, la production mondiale de blé en 2019 devrait s’élever à environ 765,0 Mio t,
soit une augmentation de 4,5 %.
Globalement, la production mondiale de viande devrait connaître un tassement en 2019, lequel est à mettre au compte de la filière porcine tandis que les autres types de viandes – dont la viande bovine – augmentent légèrement. Selon les dernières prévisions de la FAO, la production mondiale de blé en 2019 devrait s’élever à environ 765,0 Mio t, soit une augmentation de 4,5 %. - © Pixabay

Selon le rapport sur les Perspectives alimentaires publié par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) le 7 novembre, la production de viande bovine, ovine, de viande de volaille et de viande porcine devrait atteindre, en 2019, un total de 335 millions de tonnes en équivalent poids carcasse, soit une baisse de 1 % par rapport à l’année précédente. Une première depuis vingt ans. Ce léger recul s’explique principalement par l’impact plus important que prévu de la peste porcine africaine en Chine et de sa propagation à plusieurs pays d’Asie orientale. En parallèle, la production mondiale de viande de volaille devrait augmenter de 4,7 %, tout comme celle de la viande ovine (+ 0,8 %) et bovine (+ 1,3 %), principalement dans les pays d’Amérique du sud (Argentine, Brésil), dans l’Union européenne et aux États-Unis.

Nette hausse des céréales

Selon les dernières prévisions de la FAO, la production mondiale de blé en 2019 devrait s’élever à environ 765,0 Mio t (+ 4,5 %). La production mondiale de maïs devrait également augmenter, mais de façon plus relative (5 Mio t). En raison des aléas climatiques, la production mondiale de riz en 2019 devrait chuter de 0,8 % pour atteindre 513,4 Mio t selon les dernières prévisions de la FAO. Pour la production mondiale de sucre, la FAO prévoit une baisse de 2,8 %

en 2019-2020, soit un peu plus de 175 Mio t, par rapport à 2018-2019. Quant à la production mondiale de lait, elle devrait atteindre 852 Mio t en 2019, soit une augmentation de 1,4 % par rapport à 2018. Dans son rapport mensuel sur l’offre et la demande de produits agricoles dans le monde (Wasde) publié le 8 novembre, le département américain à l’Agriculture (USDA) indique, quant à lui, que «selon les dernières mises à jour des prévisions de récolte, une hausse de l’offre avec des prévisions de production de blé pour l’UE qui atteindrait 153 Mio t et une production de blé en Russie de 74 Mio t». Concernant la production globale de maïs, l’USDA prévoit une hausse de la production de maïs dans plusieurs pays africains, ainsi qu’en Russie et en Turquie par rapport au mois d’octobre. Enfin, la production étrangère 2019-2020 d’oléagineux devrait s’établir à 463,6 Mio t, soit une baisse de 3,4 Mio t pour le soja, les graines de coton, le tournesol et le colza, par rapport aux dernières estimations d’octobre, souligne l’USDA.

L’accord de libre-échange UE/Singapour en vigueur depuis le 21 novembre

Les États membres ont approuvé le 8 novembre l’accord commercial entre l’UE et Singapour, signé en octobre 2018, et entré en vigueur le 21 novembre. Cet accord commercial supprime les droits de douane européens sur plus de 80 % des importations originaires de Singapour, avec des exceptions pour quelques produits agricoles transformés et de la pêche. Pour les fruits et légumes soumis au système du prix d’entrée, tels que les oranges et les tomates, les droits ad valorem seront démantelés, tandis que les droits spécifiques seront maintenus. De son côté, Singapour éliminera immédiatement la totalité de ses droits sur les importations en provenance de l’UE (comme les boissons alcoolisées) et maintiendra inchangé l’accès actuel en franchise de droits pour tous les autres produits de l’UE. Et les obstacles techniques et non tarifaires au commerce seront éliminés, notamment pour les produits bruts et transformés d’origine animale et végétale. L’accord prévoit également la reconnaissance des règles d’origine et la protection des droits de propriété intellectuelle. Il s’agit du premier accord commercial bilatéral de l’UE avec un pays de l’Asie du Sud- Est. Un pays avec lequel le montant des échanges s’élève à plus de 53 milliards € de marchandises et 51 milliards € dans les services. Depuis, l’UE a conclu un accord avec un autre pays de la région : le Vietnam. Suite à un jugement de la Cour de justice de l’UE, estimant que les accords commerciaux du type de celui paraphé entre l’UE et Singapour en 2013 ne peuvent être conclus sans procédure parlementaire dans chaque État membre de l’Union, la Commission européenne avait décidé de séparer l’accord avec Singapour en deux accords distincts : d’un côté, les questions purement commerciales uniquement du ressort de l’UE, de l’autre, celles liées aux investissements pour lesquelles les Parlements nationaux peuvent avoir leur mot à dire. Le deuxième accord conclu avec Singapour, plus controversé, qui porte sur la protection des investissements, devra, lui, être ratifié par les Parlement nationaux des États membres pour entrer en vigueur.

États-Unis/Chine : le flou règne autour de la signature d’un accord commercial

Après seize mois d’une guerre commerciale intense, «les États-Unis et la Chine ont bien convenu de réduire les droits de douane sur leurs produits respectifs dans le cadre d’un accord commercial de première phase», ont déclaré le 7 novembre des responsables des deux plus grandes économies du monde, alors qu’un accord de principe avait déjà été trouvé le 11 octobre à l’issue de négociations à Washington. Pour l’instant, aucune date ni lieu n’ont été fixés pour acter cet accord commercial partiel. Initialement, l’idée était d’aboutir à une signature pour la mi-novembre en marge du sommet de l’Association des pays riverains du Pacifique, au Chili. Mais la tenue de ce sommet a depuis été annulée.

Si un accord provisoire est conclu et signé prochainement, le gouvernement américain devrait supprimer les tarifs douaniers prévus pour le 15 décembre sur environ 156 Mds $ d’importations chinoises.

La Chine aurait accepté d’acheter jusqu’à 50 Mds $ de produits agricoles dans le cadre de cette première phase. Toutefois, il semblerait qu’aujourd’hui la Chine reste encore réticente à s’engager sur un montant précis d’achats de produits agricoles. De son côté, la Chine insiste pour que les États-Unis réduisent les droits de douanes de 15 % sur environ 125 Mds $ de produits chinois qui sont entrés en vigueur le 1er septembre tout en allégeant des droits de douane antérieurs de 25 % sur environ 250 Mds $ d’importations. La signature d’un tel accord avant la fin de l’année serait une aubaine pour le président Trump qui pourrait obtenir ainsi les faveurs des agriculteurs avant l’élection présidentielle de 2020.

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