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N°1443 (36)

04 septembre 2020 | Semaine 36 1443
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L'édito

Régis Desrumaux, président de la FDSEA de l’Oise

La chasse aux voix est ouverte !

Le danger du Rip (référendum d’initiative partagée) pour le bien-être animal plane aujourd’hui sur notre agriculture et plus particulièrement sur nos élevages. Ce Rip évoque la chasse à courre, l’élevage en cage ou pour la fourrure. Beaucoup d’entre nous ne se sentent peut-être pas concernés. Pourtant, cela glissera demain sur des revendications concernant nos pratiques agricoles, poussées par des personnes voulant imposer leur dictature en abolissant les élevages.

Quelle stupéfaction de retrouver deux de nos parlementaires isariens dans la liste des signataires du Rip pour les animaux ! Eh oui, Mme la Sénatrice Rossignol et M. le Député Blois se sont rangés du côté d’Hugo Clément ! En signant le Rip, vous dites «oui» aux massacres de notre agriculture française, de nos élevages, de nos beaux paysages entretenus par les agriculteurs ! Vous dites «oui» à l’agribashing ! Vous soutenez ces firmes américaines, financeurs d’associations antispécistes, qui nous feront bientôt manger de la viande de synthèse! Pourquoi cette signature ? Peut-être pour récupérer des voix ? Très certainement ! Attention de ne pas mettre le doigt dans un engrenage qui pourrait vite vous dépasser…

Je vous propose de venir vous expliquer sur notre stand FDSEA à Ruralité en fête ce dimanche de 10 h 30 à 12 h. Auriez-vous le courage d’assumer vos choix ?

Aujourd’hui, c’est une explication qu’il nous faut ! Si vous n’êtes pas disponible, nous saurons vous retrouver rapidement à votre permanence !

En attendant, chers amis, agricultrices et agriculteurs, je vous demande de sensibiliser tous vos élus parlementaires afin de ne pas signer cet appel de ces associations qui n’attendent qu’une chose : détruire notre belle agriculture !

 

N°1442 (35)

28 août 2020 | Semaine 35 1442
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L'édito

Guy Harlé d’Ophove, président de la FDC de l’Oise

Régis Desrumaux, président de la FDSEA 60

Identifier nos différences pour bien nous comprendre !

À l’heure où l’initiative d’un RIP (référendum d’initiative partagée) pour «défendre» la cause animale voit le jour, nos deux fédérations ont décidé de resserrer leurs liens en mettant sur la table les sujets qui fâchent. Le premier d’entre eux est celui qui a trait aux dégâts de grand gibier et leur nécessaire maîtrise dans un contexte de dégradation de la situation. Le second porte sur le petit gibier de plaine et les aménagements à réaliser pour maintenir son habitat et des niveaux de population chassable tout en intégrant l’activité agricole qui demeure prioritaire.

Identifier nos différences pour bien nous comprendre et nous appuyer sur ce qui nous rassemble est essentiel pour rester solidaires et défendre la ruralité qui s’inscrit dans la modernité. C’est justement grâce à nos valeurs communes que nous pourrons nous défendre au quotidien et rallier cette partie de la société qui s’est coupée de ses racines paysannes et est en train de céder à l’appel des sirènes des mouvements de l’écologie radicale. C’est ce défi qu’il nous faut relever, ensemble !

Le premier acte sera l’organisation de la Ruralité en Fête dans les Hauts-de-France lors du premier week-end de septembre à Compiègne, dont le succès populaire permettra de rééquilibrer le rapport de force en notre faveur sur un terrain où notre mobilisation sera plus naturelle, contrairement à l’anonymat des réseaux sociaux où excellent nos détracteurs.

 

N°1439 (32)

07 août 2020 | Semaine 32 1439
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L'édito

Régis Desrumaux, président de la FDSEA de l’Oise

Au revoir monsieur le préfet !

Le secrétaire général de la préfecture, dans son discours, l’a rappelé : «1.003 jours passés dans l’Oise». Et durant ces presque trois années, ce ne sont pas les sujets agricoles qui ont manqué ! Crise de Lubrizol, sécheresse, incendies, revenu... 1.003 jours où notre préfet, Louis Le Franc, a su faire remonter nos incertitudes, nos peurs et nos revendications à la sphère la plus haute de l’État. Et sa mission ne s’est pas arrêtée là ! Sur chaque problématique concernant le monde agricole, sur chaque dossier, même individuel, il s’est rendu disponible et constructif, avec évidemment sa rigueur, pour avancer et trouver des solutions ensemble. Quel plaisir d’avoir travaillé avec cet homme d’État doté, d’une qualité rare de nos jours, le bon sens paysan ! Si je ne devais citer qu’un exemple qui retrace sa personnalité, ce serait la crise de Lubrizol. Lorsque fin septembre, les retombées de l’incendie de Rouen touchent 43 communes, empêchant nos agriculteurs de commercialiser leur production, à la demande de Pascal Foucault, il n’a pas hésité une seule seconde à assister à une réunion organisée le soir-même par la FDSEA. Devant 150 agriculteurs désemparés, paniqués, et même en colère, notre préfet a pris ses responsabilités à bras le corps et mouillé la chemise, répondant à chaque question.

Par ces quelques lignes, en tant que représentant syndical mais aussi agriculteur, je tiens à le remercier de son engagement auprès de notre profession et lui souhaite bonne continuation dans le Pas-de-Calais.

Maintenant, nous devons nous tourner vers l’avenir et construire ces mêmes liens avec notre future préfète, Corinne Orzechowski. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de lui souhaiter la bienvenue sur notre département.