L'Oise Agricole 19 novembre 2020 à 09h00 | Par actuagri

La France toujours leader européen

À l’occasion de son Assemblée générale qui s’est tenue le 5 novembre, l’Union française des semenciers (UFS) a fait un point sur l’actualité du secteur.

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Malgré la crise, la France conforte sa position.
Malgré la crise, la France conforte sa position. - © Pixabay

Malgré la crise, la France reste le premier producteur européen avec un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros. Ce volume d’affaires repose sur une production variée : les semences de maïs et de sorgho représentent 33 % du chiffre d’affaires ; les potagères et florales 25 % ; les oléagineux et les fibres 16 % ; les céréales et protéagineux ; 11 %, les fourragères et gazons 8 % ; et les betteraves et chicorées 7 %. La France est aussi le premier exportateur mondial de semences : une semence sur deux est exportée, et la moitié de ces exportations sont réalisées au sein de l’Union européenne. La balance commerciale a dégagé un solde positif record de plus d’un milliard d’euros pour la campagne 2019-2020. La production bénéficie de cette dynamique. Les surfaces consacrées aux semences sont en hausse de 2 % à 393 650 ha. Le secteur des semences destinées à l’agriculture biologique est particulièrement actif. Les surfaces consacrées à la multiplication de semences AB ont atteint 14 000 hectares (+ 95 % en cinq ans).

Nouvelles méthodes de sélection

Comme l’ensemble de l’agriculture française, la filière semence est engagée dans la transition agro-écologique, notamment à travers le contrat de solutions. Sur les 86 fiches de solutions proposées à ce jour par le Contrat de solutions, 21 % (dix-huit fiches) sont issues de l’alimentation des plantes. Le secteur est également à la pointe dans la réduction des intrants. La sélection variétale représente le deuxième levier d’obtention de Certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP), avec 23 % des certificats obtenus. «L’utilisation des variétés est un levier très fort pour réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques», constate Claude Tabel, président de l’UFS. La recherche doit donc pouvoir poursuivre ses efforts. L’UFS a participé, dans le cadre d’Euroseeds, la fédération européenne des semenciers, a une étude dont les résultats mettent notamment en avant les obstacles au déploiement des nouvelles méthodes de sélection. Trois freins majeurs sont repérés : les coûts et délais d’homologation des variétés si elles sont assimilées à des OGM ; l’imprévisibilité réglementaire ; l’acceptation sociétale. Les semenciers sont conscients que les nouvelles technologies ont besoin «d’être acceptées sociétalement» poursuit Claude Tabel. Le secteur espère pouvoir convaincre les autorités européennes de s’engager dans la voie d’une évolution réglementaire de la directive OGM.

Claude Tabel réélu à la présidence de l’UFS

Claude Tabel a été réélu à la présidence de l’Union française des semenciers à l’issue de son assemblée générale. «Ce deuxième mandat se tient dans un agenda politique, économique et sociétal inédit pour la filière semencière, marquée par la crise sanitaire, les aléas climatiques ainsi que les évolutions réglementaires qui conditionnent la compétitivité et la force d’innovation des entreprises pour continuer à accompagner la transition agro-écologique», a déclaré le président. Claude Tabel, qui a indiqué la priorité de son nouveau mandat : démontrer la place déterminante du secteur semencier dans l’agriculture de demain.

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