L'Oise Agricole 23 octobre 2020 à 15h00 | Par A.P.

Objectif leader européen de la bioéconomie pour la Région

Depuis septembre 2018, la Région suit sa feuille de route nommée master plan de la bioéconomie pour devenir le leader européen en la matière.

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Innovafeed et Ÿnsect produisent toutes les deux des protéines d’insecte.
Un exemple de bioéconomie régionale.
Innovafeed et Ÿnsect produisent toutes les deux des protéines d’insecte. Un exemple de bioéconomie régionale. - © Agence de presse

«Nous affichons clairement notre objectif : faire des Hauts-de-France un leader européen de la bioéconomie, tout en créant des emplois durables. Le master plan de la bioéconomie, en place depuis deux ans, nous permettra d’y parvenir à l’horizon 2025», annonce Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la Région en charge de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Bioéconomie. Pour les élus, c’est indéniable, avec ses fleurons industriels, son agriculture de pointe, son climat et sa situation géographique propice, «les Hauts-de-France possèdent énormément d’atouts».

Dans ce master plan, la Région se fixe trois ambitions à l’échéance 2025. Premièrement, faire des Hauts-de-France le leader européen des protéines : protéines végétales (blé, pois, colza ou lin), autres (insectes, micro-algues) et protéines laitières. «Pour y arriver, chaque maillon de la chaîne de production doit réussir à marier équilibre économique, création d’emplois régionaux, réponse aux demandes des consommateurs et respect de la ressource naturelle», résume Marie-Sophie Lesne. Deux entreprises font notamment la fierté des élus, lorsqu’on évoque la production de nouvelles protéines. InnovaFeed développe la production de farines et huiles d’insectes à destination des élevages, notamment piscicoles. Un premier site industriel est installé à Gouzeaucourt (59), dans le Cambresis, et le deuxième site est situé à Nesle (80), voisin de l’usine Tereos. Ÿnsect élève également des insectes pour l’alimentation animale. La société a choisi Amiens pour implanter son unité industrielle et créera, à terme, près de cent emplois.

Deuxième ambition : structurer et mettre en place durablement une filière de matériaux biosourcés en Hauts-de-France. Une des clés est de fédérer les acteurs des filières agricole et halieutique, ceux de la filière du BTP et de la filière transport, maîtres d’ouvrage publics et privés. La Région se veut «exemplaire dans le recours aux biomatériaux, notamment en ce qui concerne la rénovation énergétique de son propre patrimoine public (lycées, logements de fonctions, grands projets)». Enfin, le master plan prévoit de favoriser une bio-production axée sur les molécules d’intérêt de demain. C’est-à-dire, «produire des molécules équivalentes à celles provenant du pétrole, mais aussi de nouvelles par d’autres voies, comme à partir de procédés utilisant des êtres vivants (levures, bactéries), et les biotechnologies». Ces molécules d’intérêt industriel, aussi bien d’origine végétale qu’animale, ou issues de micro-organismes, sont de précieuses ressources aux applications infinies, notamment dans les secteurs de la nutrition, de la santé ou de la cosmétique.

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