L'Oise Agricole 18 janvier 2020 à 12h00 | Par Horizon

Valfrance : au cœur des préoccupations du territoire

Présidée par Christophe Grison, l’assemblée générale de Valfrance, le 8 janvier à Meaux, se voulait proche du terrain et des préoccupations des sociétaires.

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«Nous devons tirer profit de nos contraintes. En France, deux mondes : ceux qui font et ceux qui décident. Ces derniers devrait être plus pragmatiques» a conclu Christophe Grison.
«Nous devons tirer profit de nos contraintes. En France, deux mondes : ceux qui font et ceux qui décident. Ces derniers devrait être plus pragmatiques» a conclu Christophe Grison. - © Agence de presse

Plus de quatre cents personnes, dont deux cents sociétaires parmi lesquels de nombreux jeunes, ont assisté à l’assemblée générale de la coopérative Valfrance à Meaux le mercredi 8 janvier. Cette assemblée générale fera date, tant par son format, avec la mise en avant de l’actualité, que par sa date (janvier pour permettre aux sociétaires de venir plus facilement). L’objectif de cette assemblée générale était d’être au plus proche du terrain et des préoccupations des sociétaires. Ainsi, deux tables rondes sur les enjeux du territoire et le décryptage pragmatique de l’actualité agricole apportaient des réponses concrètes et surtout des solutions à toutes ces préoccupations.

Dans un premier temps, le résumé de l’exercice 2018-2019 fait ressortir d’excellents résultats financiers qui ont permis de redistribuer 53 % du résultat annuel tout en confortant l’assise financière de l’entreprise. La collecte s’est élevée à 735.307 t, dont plus de 37.000 tonnes de semences et 2.625 tonnes de bio. Le blé, avec un rendement moyen de 8,3 t /ha sur la zone Valfrance, représente 61,5 % de la collecte. Comme l’a rappelé le président, Christophe Grison, «Valfrance a continué sa politique de rémunération la plus élevée possible de ses prix moyen. À titre d’exemple, le blé a été rémunéré cette année au prix moyen médian plus de 177 €/t départ ferme, base juillet». Avec un chiffre d’affaires de 239 millions d’euros, le groupe Valfrance dégage un résultat net après impôt de 1,345 million d’euros.

L’exercice a été marqué par la mise en place d’une nouvelle politique commerciale, mais aussi de gros dossiers comme la politique des transports et l’installation de deux groupes froids (un troisième le sera prochainement sur le silo de Vaux-le-Pénil) suite à la demande croissante des clients de produits Sis (sans insecticide de stockage), a rappelé le directeur, Laurent Vittoz.

Suite à une réflexion sur la nécessaire modernisation et rationalisation de l’outil industriel de Valfrance dont le parc de 30 silos qui maille le territoire, une commission investissements a été créée. «L’objectif est de reformater le parc industriel avec une vision stratégique à 10 ans qui répondra aux évolutions qui ont démarré et vont s’accentuer : pression environnementale, urbanisation, rythme de réception de la moisson, diversification», a souligné Christophe Grison.

Urbanisation, ressources en eau et les agricultures étaient au cœur de la première table ronde. Représentants de l’État, de Corteva, de Valfrance et de la structure d’expertise Easy’nov (commune avec la coopérative Agora) ont apporté leur vision de ces thématiques et développé des voies d’avenir alors que l’arrêté sur les ZNT riverains était dans toutes les têtes.

Enfin, la seconde table ronde réunissait les deux grands témoins de cette assemblée générale : le président de JA national et sociétaire Valfrance, Samuel Vandaele, et de la journaliste qui couvre le secteur agricole pour L’Opinion, Emmanuelle Ducros. «L’agriculture doit être pro active. On doit s’adapter à tous les changements et les outils qui nous entourent, note Samuel Vandaele. Alors que les politiques sont souvent demandeurs d’informations, j’émets le souhait que les conseillers municipaux soient invités sur les silos. Il faut créer la rencontre. On doit se remettre en mode projet en tant que syndicaliste pour aller construire nos filières».

Quant à Emmanuelle Ducros, elle a appelé les exploitants agricoles à occuper l’espace médiatique pour qu’ils expliquent leur métier. «Les néo-ruraux ne savent pas ce qui se passe chez vous. Quant aux nouvelles technologies, on ne voit pas le potentiel et la société a peur par essence. Le niveau de connaissance globale est très bas. La pédagogie, qui n’est plus faite à l’école ou par les familles, est à faire, que ce soit dans les écoles ou auprès de vos voisins, a-t-elle insisté. Vous n’êtes pas des oubliés, comme la sidérurgie, même si c’est dérangeant. Vu de l’extérieur, l’agriculture française reste un des fleurons de l’agriculture mondiale.»

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