L'Oise Agricole 30 juillet 2020 à 08h00 | Par Christophe Demeester

De nouveaux indicateurs de marché

La FNB (Fédération nationale bovine) communique sur les indicateurs de marché hebdomadaires de façon à accompagner les éleveurs dans la lecture du marché, mais aussi les aider à discerner le vrai du faux parmi toutes les informations qui circulent.

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Exemple de présentation des indicateurs de marché viande bovine pour la semaine 29 du 13 au 19 juillet.
Exemple de présentation des indicateurs de marché viande bovine pour la semaine 29 du 13 au 19 juillet. - © FNB

Ces indicateurs se composent d’éléments clés concernant la demande (abattage et export), les effectifs animaux et les cotations. Ils sont également comparés à des valeurs de référence et se présentent sous la forme d’un tableau chiffré, avec les 5 dernières semaines, ainsi que des éléments visuels spécifiques à la dernière semaine. «Qui n’a pas entendu dans sa cour le discours selon lequel les bêtes ne valent pas plus car il n’y a pas de marché ? Sauf qu’à force de l’entendre, on finit par le croire. Mais la vérité doit être connue de tous. Il est donc important de bien s’approprier cette nouvelle communication hebdomadaire, mise en place par la FNB, sur la base de chiffres officiels et non de bruits de couloir. C’est aussi grâce à cette vérité que des rumeurs de stocks débordant en ferme pendant le confinement ont pu être vaincues, empêchant ainsi, à coup sûr, cette remontée fragile des prix que nous connaissons.» explique Alice Avisse, présidente de la section bovine.

Les références utilisées correspondent à la moyenne hebdomadaire cumulée de l’année précédente, depuis la première semaine jusqu’à la semaine de l’indicateur, afin de bien tenir compte de l’impact saisonnier. Les indicateurs du tableau ont également été traduits sous forme de visuels avec des codes couleurs qui permettent de situer rapidement la semaine écoulée par rapport à la référence. Concernant les cotations, la valeur de la semaine est comparée à une référence de coût de production moyen élaborée d’après la méthode Interprofessionnelle. Grâce à la présentation visuelle, l’éleveur peut rapidement se rendre compte d’une évolution à la hausse ou à la baisse de cet indicateur et voir également la tendance par rapport aux années de référence.

Pour le visuel «abattage hebdo gros bovins», les petites pastilles de couleur viennent compléter la valeur obtenue de la semaine en précisant s’il y a des tendances spécifiques entre les catégories d’animaux (jeunes bovins, vaches allaitantes, vaches laitières).

Enfin, le ciseau des prix a pour objectif de comparer, depuis 1997, les évolutions des prix à la consommation (IPC viande bovine d’après Insee), les charges afférentes à l’exploitation (Ipampa viande bovine GEB-Idele d’après Insee-Agreste) et les prix payés aux producteurs (prix moyen pondéré - cotations Fam). Il met ainsi en évidence que les hausses de prix à la consommation ne sont pas répercutées aux producteurs qui voient dans le même temps leurs charges augmenter.

Nous vous proposons ainsi de recevoir ces indicateurs par e-mail chaque semaine afin de vous tenir informés du marché de la viande bovine. Si vous ne les recevez pas, prévenez-nous au 06 86 65 83 24 ou par mail à christophe.demeester@fdsea60.fr.

Pour la semaine 29

- Abattages : des abattages plus restreints avec le 14 juillet, mais supérieurs à 90 % de l’année passée (alors qu’en 2019, le 14 juillet était un dimanche). Des volumes qui restent importants en VA, mais moindres en VL.

- Exports maigre : avec les congés estivaux, les données des semaines 28 et 29 n’ont pas été transmises (douanes - DGAL). Les informations sont disponibles jusqu’à la semaine 27. Sur l’Italie : les semaines 24 à 27 font état de volumes exportés en hausse de + 11 % à + 24 % par rapport à l’année 2019. La dynamique d’envoi est importante, y compris depuis le mois de mars.

- Stock JB viande : depuis le déconfinement (phase 2 - semaine 23), les surstocks (suivis pendant la période Covid) sont stabilisés, sans que nous n’assistions encore à une résorption. Ces surstocks correspondent à 1,3 semaines d’abattage, accumulés sur une période de 19 semaines, soit 16.200 JB accumulés, ce qui reste raisonnable.

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