L'Oise Agricole 31 octobre 2019 à 10h00 | Par Dorian Alinaghi

Novembre : le «moi» sans tabac !

L’année dernière, 26.000 habitants des Hauts-de-France se sont inscrits au grand défi de l’arrêt du tabac, faisant de notre région la 3e région la plus mobilisée. Le #MoisSansTabac offre aux fumeurs un accompagnement au sevrage jour après jour, pendant tout le mois de novembre.

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- © ministere

Vous avez envie d’arrêter de fumer, mais il vous manque un peu de motivation ? #MoisSansTabac, c’est un défi collectif qui propose à tous les fumeurs d’arrêter pendant un mois avec le soutien de leurs proches.

Un mois sans fumer multiplie par 5 fois les chances d’arrêter définitivement. Après 30 jours d’abstinence, la dépendance est moins forte et les symptômes de manque (nervosité, irritation) sont moins présents.

En partant de ce constat, le ministère des Solidarités et de la Santé, en partenariat avec l’Assurance maladie et Santé publique France, a décidé de poursuivre l’opération nationale lancée en 2016 afin d’aider un maximum de personnes à arrêter de fumer en même temps. Le mois de novembre a été choisi pour cette initiative, appelée «Mois sans tabac» et inspirée de l’opération britannique «Stoptober» lancée en 2012.

Pour les personnes souhaitant relever le défi et arrêter de fumer, trois outils sont mis à leur disposition : un kit Moi(s) sans tabac : disponible gratuitement dans les pharmacies ou téléchargeable sur le site de Tabac Info Service. Ce kit comprend notamment une brochure de préparation, un agenda de 30 jours truffé de conseils pratiques, un disque permettant de calculer les économies réalisée ; l’application Tabac Info Service, sur laquelle les participants peuvent bénéficier d’une aide à l’arrêt du tabac (information, réponses de tabacologues, etc.) ; et le numéro de Tabac Info Service (3989) qui reste à disposition pour répondre à toutes les interrogations des fumeurs en phase de sevrage.

Le top départ du défi collectif est donné le 1er novembre. Des actions de terrain sont organisées dans toutes les régions de France pour encourager les participants au Mois sans tabac et les motiver à tenir : consultations d’aide à l’arrêt, défis sportifs…

 

Plusieurs stratégies qui font un tabac

Trois traitements pour arrêter de fumer sont reconnues comme efficaces : les traitements substitutifs nicotiniques, les therapies comportementales et cognitives, et les traitements qui agissent sur le systeme nerveux central (bupropion LP et varenicline).

D’après les derniers travaux du Haut Conseil de la Santé Publique, la cigarette électronique peut constituer une aide pour arrêter ou réduire sa consommation de tabac. D’autres methodes comme l’hypnose ou encore l’acupuncture peuvent etre utilisees par certains. Cependant, l’efficacite de ces methodes n’est pas reconnue.

Quelle que soit leur forme, les substituts nicotiniques ont des dosages en nicotine différents. Les professionnels de santé sont les plus à même de vous conseiller sur le dosage à choisir en fonction de votre degré de dépendance. Les traitements par substitution nicotinique durent en moyenne 3 à 6 mois pendant lesquels les doses sont diminuées progressivement afin que vous puissiez vous déshabituer en douceur. Toutefois, il s’agit d’une moyenne. Les traitements peuvent être prolongés si nécessaire, notamment en cas de dépendance forte, ou si vous avez toujours envie de fumer après plusieurs semaines.

Les médecins, les sages-femmes, les infirmiers, les chirurgiens-dentistes, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent prescrire des substituts nicotiniques (patch, gommes, pastilles, inhaleur…).

Cette ordonnance permet leur prise en charge par l’assurance maladie. Certains substituts sont remboursables comme les autres médicaments. Cette prise en charge permet d’éviter l’avance des frais chez le pharmacien, et garantit le même tarif dans toutes les pharmacies.

Les patchs ou timbres s’appliquent sur la peau. La nicotine passe alors à travers la peau pour gagner la circulation veineuse.

Les patchs existent avec une diffusion sur 16heures ou 24 heures. Votre pharmacien ou médecin généraliste peut vous conseiller sur le type de patch est le plus adapté par rapport à votre consommation de tabac : heure de la première cigarette, qualité de votre sommeil, tolérance de votre peau au patch, etc.

Les patchs doivent s’appliquer sur une peau propre, sèche et sur une zone dont la pilosité est modérée comme le haut des bras, les hanches, ou le haut du torse.

Les formes orales se déclinent en gommes, comprimés, inhaleur. La nicotine passe par la muqueuse buccale (bouche) pour atteindre la circulation veineuse.

Les gommes à mâcher existent en plusieurs goûts (menthe, fruits…). Pour qu’elles soient efficaces, elles ne doivent pas être utilisées comme des chewing-gums ordinaires. Elles doivent être sucées pendant quelques minutes, puis mâchées lentement pendant 20 à 30 minutes, en faisant des pauses pendant lesquelles on ne les mâche pas du tout. Si on les mâche trop vite, cela fait saliver et peut provoquer des hoquets, des maux de gorge ou des brûlures d’estomac ; mais surtout, la nicotine avalée avec la salive sera détruite. Les comprimés et les pastilles de nicotine fonctionnent selon le même principe que les gommes mais sans les inconvénients liés à la mastication. Si les arômes sont nombreux, les présentations varient également : pastilles assez grosses qui se sucent longuement pour occuper la bouche ; pastilles plus petites qui fondent doucement ou rapidement pour soulager un besoin urgent. L’inhaleur, destiné aux adultes dès 18 ans permet d’aspirer doucement de la nicotine, de sorte à soulager le besoin de fumer. Si vous être très attaché au geste de fumer, cette forme peut vous convenir. L’inhaleur ne doit pas être confondu avec la cigarette électronique, qui n’est pas un produit pharmaceutique, et n’est donc pas recommandée par les professionnels de santé.

Deux traitements médicamenteux existent pour lutter contre la dépendance physique au tabac. Le bupropion LP et la varénicline permettent d’aider le fumeur dans son arret en lui evitant de ressentir le manque lie au tabac. Ils ne peuvent etre delivres que sur ordonnance medicale, en raison de leurs precautions d’emploi.

Les thérapies cognitives et comportementales ou TCC sont là pour vous aider. Si ce terme peut vous paraître obscur, il recouvre en réalité une prise en charge psychologique qui aide le fumeur a modifier son comportement. Elle peut aider a ne pas «craquer» pour une cigarette en presence d’un fumeur, a ne plus associer la cigarette au cafe par exemple, a gerer son stress autrement qu’en fumant. Les TCC se déroulent selon le schéma suivant : le professionnel vous aide à vous préparer en augmentant votre motivation et votre confiance en vous. Puis, il accompagne votre changement de comportement en vous aidant à trouver de nouvelles solutions.

Même si vous n’aviez pas prévu d’arrêter de fumer, c’est le moment ou jamais de saisir l’occasion !

- © Julie Levieux

Dorian, journaliste à L’Oise Agricole, vous met au défi

«Je fume depuis l’âge de mes 17 ans. J’achète pratiquement un paquet tous les deux jours, un paquet en plus lors de mes sorties (rire). J’ai toujours eu cette idée en tête de vouloir arrêter de fumer. Déjà, pour ma santé, mais aussi pour mon entourage. Mes collègues de travail, ainsi que mes amis, m’ont lancé ce défi et j’ai accepté. Qui ne tente rien à rien, il faut juste que je trouve une alternative à la cigarette (rire). Je relève donc le défi et invite tous nos lecteurs qui souhaitent arrêter de fumer à me rejoindre dans cette tentative. À plusieurs, en nous encourageant sur la page Facebook et le fil Twitter de L’Oise Agricole, nous devrions tenir pendant ce Moi(s) sans tabac. Chiche !»

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