L'Oise Agricole 03 septembre 2020 à 09h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé, D.

Rentrée scolaire atypique mais sereine

Sous le signe du Covid-19, c’est près de 12 millions d’élèves qui reprennent le chemin de l’école en France. Protocole sanitaire, apprentissage, virus, petit tour d’horizon des établissements agricoles dans l’Oise.

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L'objectif du ministère de l'Agriculture est de faire en sorte que l'année scolaire se déroule aussi normalement que possible.
L'objectif du ministère de l'Agriculture est de faire en sorte que l'année scolaire se déroule aussi normalement que possible. - © JC gutner

Au lycée Saint-Joseph-de-Cluny, à Estrées-Saint-Denis, les premières journées sont consacrées à l’accueil des élèves et de leur famille. Mme Roeckhout, la directrice de l’établissement, tient à renouer le lien interrompu avec le confinement : «Il s’agit de redonner confiance, d’expliquer le protocole mis en place et surtout se donner le temps de l’évaluation de chacun de nos élèves. Leur fin de scolarité a été perturbée et il nous faut évaluer où ils en sont, afin que nous reprenions le cours de l’histoire là où nous l’avons laissée. Le dialogue et la prise en compte des besoins des élèves seront au cœur des premières journées de classe.» Et, nouveauté de cette rentrée 2020, le BTS technico-commercial pourra se faire par apprentissage afin que tous les types de parcours puissent être proposés à chacun. 170 élèves sont accueillis cette année, un effectif stable.

Même enthousiasme à UniLaSalle Beauvais où, contrairement à d’autres établissements, le choix du présentiel a été fait, avec le port du masque obligatoire partout tout le temps, afin de préserver la convivialité entre les élèves et le lien avec l’équipe enseignante, dont ont malheureusement été privés les élèves en terminale. Point fort de cette rentrée, la forte augmentation des recrutements par apprentissage. L’école a confiance dans l’alternance et va s’impliquer afin que chaque étudiant trouve une entreprise pour l’accueillir.

Enfin, à l’Institut Charles-Quentin de Pierrefonds, 210 élèves du secondaire sont arrivés le 1er septembre, 80 élèves de 2e année BTS devant les rejoindre le lendemain, les premières années BTS arrivant la semaine suivante. Cadeau d’accueil pour chaque élève : un trousseau aux couleurs de l’école, comprenant un polo, un sweat-shirt et une gourde.

Du côté de la MFR de Saint-Sulpice, la rentrée s’est déroulée sereinement. Dès lundi, les étudiants des deux classes de 3e et de 2e ont pu débuter leur rentrée scolaire. «Toutes les classes n’ont pas encore commencé. Mais pour que tout se déroule correctement, l’ensemble des gestes barrières ainsi que le protocole sanitaire ont été respectés. Suite au confinement et aux vacances d’été, les jeunes sont contents de revenir après six mois chez eux», explique la directrice, Christelle Van Wormhoudt. «Nous continuons à recevoir des appels concernant nos formations et nos apprentissages. Cela montre que les jeunes portent encore de l’intérêt, même s’ils ne sont pas encore positionnés pour une formation à la rentrée. Qui plus est, nous avons ouvert deux CAP l’an dernier. Le premier s’axe sur les métiers de l’agriculture et la deuxième porte sur la jardinerie-paysagisme», affirme-t-elle. Lorsque les établissements scolaires avaient rouvert leurs portes en juin sur une courte période, les structures étaient frileuses à recevoir des stagiaires ou des apprentis ; en cause, la peur d’une contamination. Cependant, Christelle Van Wormhoudt raconte que les professionnels se sont repositionnés et qu’ils ont envie de former des jeunes. Dès lors, tous les étudiants ont un stage cette année.

Au lycée agricole d’Airion, la rentrée s’est étalée sur deux jours, avec une limitation à un des accompagnants qui étaient parfois nombreux puisque 80 % des élèves sont internes. Avec le respect des règles sanitaires en vigueur, tout s’est bien passé, les classes sont pleines avec, au total 340 élèves et étudiants, de la seconde au BTS. Côté CFPPA, 100 apprentis sont accueillis sur le site d’Airion et 100 sur celui de Beauvais. Malheureusement, avec la crise économique, l’apprentissage a un peu plus de mal mais le CFA investit beaucoup pour favoriser le recrutement des apprentis par les entreprises. Côté formation continue, 100.000 heures stagiaires devraient être effectuées.

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