L'Oise Agricole 11 avril 2019 à 14h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé

Comptes financiers et actualités

La nouvelle compagnie s'est réunie pour la première fois le mardi 9 avril pour l'adoption des comptes financiers 2018, la mise en place de son fonctionnement et l'évocation de brûlantes questions d'actualité.

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Fabrice Riquier, directeur, Hervé Ancellin, président de la Chambre d’agriculture, et Louis Le Franc, préfet de l’Oise.
Fabrice Riquier, directeur, Hervé Ancellin, président de la Chambre d’agriculture, et Louis Le Franc, préfet de l’Oise. - © Dominique Lapeyre-Cavé

Bonne nouvelle dans un premier temps. Le redressement des comptes de la Chambre d'agriculture de l'Oise, amorcé depuis 2 ans, aborde une étape supplémentaire avec le dégagement d'un bénéfice en 2018. Même si les recettes, et particulièrement les subventions de l'État et des collectivités locales, baissent malgré des recettes fiscales constantes, les dépenses ont baissé encore plus, d'où ce bénéfice de 108.000 euros. Les charges de personnel ont baissé par rapport à 2017, notamment grâce au transfert de 3 ETP (équivalent temps plein) à la Chambre régionale des Hauts-de-France et à l'embauche de jeunes conseillers. Les autres charges de fonctionnement ont été maîtrisées et la recherche de l'autonomie financière se traduit par des produits de prestation en hausse, même s'ils n'ont pas atteint les niveaux espérés dans le budget initial 2018.

Au final, la capacité d'autofinancement s'améliore et le fonds de roulement atteint 1.298.701 EUR, soit 91 jours de fonctionnement, le niveau jugé nécessaire à une bonne gestion. Néanmoins, ces bons résultats, salués par le président Hervé Ancellin comme dus notamment aux efforts du personnel, restent fragiles et l'action de la Chambre d'agriculture doit continuer à s'inscrire dans les attentes des agriculteurs et des collectivités.

Des sujets brûlants

Après le vote des comptes administratifs à l'unanimité, des points étaient faits sur les sujets brûlants du moment. Dans un premier temps, Bruno Haas a rappelé la décision du tribunal administratif favorable aux Chambres et FDSEA qui avaient attaqué au tribunal le Sdage Seine-Normandie. Mais le ministère de l'Écologie a fait appel de la décision et il va falloir poursuivre la procédure.

Ensuite, la FDSEA et JA de l'Oise ont présenté une motion à l'encontre de la période obligatoire de maintien des SIE Cipan qui reste la même pour tous alors que le règlement européen prévoyait que chacun puisse choisir sa période. Le syndicalisme majoritaire y voit une contrainte supplémentaire, une complexification, loin des préoccupations de terrain.

La réponse de la DDT, en la personne d'Emmanuelle Clomes, est de rappeler que le paiement des avances Pac ne peut se faire qu'à l'issue de la période de contrôle, donc à la fin de cette période de maintien de SIE Cipan. Afin que tous les exploitants puissent être payés en même temps, il est préférable que cette période soit donc la même pour tous.

Enfin, Hans Dekkers, président du Syndicat betteravier de l'Oise, est intervenu sur la fermeture de la sucrerie d'Eppeville et sur la situation des planteurs qui ne sont pas dans un rayon de 50 km autour d'Étrépagny ou de Roye. Il a été dénoncé le fait que Saint Louis Sucre veuille maintenir une activité, même minime, sur le site d'Eppeville, afin d'échapper à toutes les obligations sociales auxquelles il serait soumis en cas de fermeture totale du site.

Le constat est sévère : 132 salariés permanents, 70 saisonniers, 600 emplois induits et 1.275 planteurs sur le carreau (33 % dans la Somme et l'Aisne, 20 % dans l'Oise, 10 % dans le Nord et le Pas-de-Calais). Si certains seront réorientés vers Roye ou Étrépagny, quid des autres ?

Denis Pype, conseiller régional, rappelait que la Région est très sensibilisée sur ce sujet, tout comme le préfet qui a reçu les responsables agricoles à ce sujet. Tous, responsables agricoles, administrations et ministères, veulent peser sur l'industriel. Mais l'inquiétude est grande sur les conséquences en cascade de cette fermeture : réorientation des assolements vers des productions à l'équilibre, faillites, emplois menacés. La betterave sucrière a vite rejoint le lait au rayon des productions dont la suppression des quotas aura provoqué un séisme.

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