L'Oise Agricole 18 octobre 2019 à 09h00 | Par Agence de presse

De plus en plus d’élevages alternatifs

Face à la hausse de la demande d’oeufs alternatifs, la filière poursuit ses objectifs de transition vers le hors cage et devrait dépasser la barre des 50 % de poules en élevage alternatif d’ici 2022.

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- © Pixabay

Pour réaliser les engagements issus des États généraux de l’alimentation, la filière oeufs poursuit la transition engagée pour atteindre l’objectif d’une poule sur deux en élevage alternatif d’ici 2022. Un objectif qui «sera atteint en 2021, on est en avance», s’est félicité Loïc Coulombel, vice-président du Comité national pour la promotion de l’oeuf (CNPO) le 8 octobre. En dix ans, la proportion de poules en élevage alternatif a été multipliée par deux, passant de 19 % en 2008 à 42,2 % en 2018. L’année dernière, 57,8 % des poules pondeuses étaient élevées en cages aménagées, 21,3 % en plein air (dont le label rouge), 12,9 % en biologique et 8 % au sol. Entre 2017 et 2018, le nombre de poules en élevages alternatifs a augmenté de 9 %. De fortes progression sont à noter pour les élevages bio qui ont gagné 19,6 % de poules pondeuses et les élevages au sol (+ 18,9 %). Signe d’une accélération de la transition, le nombre de poules pondeuses en élevage bio a augmenté de 27 % au premier semestre 2019 par rapport au premier semestre 2018. La production d’oeufs a, quant à elle, augmenté de 21 % sur la même période. Sur les cinq dernières années, les effectifs en cage sont en baisse de 3,7 % par an, indique le CNPO.

Progression de la demande

Les objectifs du plan de filière seront donc dépassés. «2022 n’est qu’une étape, la transition va se poursuivre», commente Philippe Juven, président du CNPO. La production est en effet tirée par la demande, puisque les enseignes de la grande distribution ont annoncé ne plus vouloir commercialiser d’oeufs issus de poules en cage à partir de 2022. Les fabricants d’ovoproduits ont également triplé leur usage d’oeufs alternatifs en sept ans, passant de 10 % en 2011 à 29 % en 2018 (14 % de plein air, 13 % au sol et 2 % de bio). Avec la loi Egalim qui oblige les collectivités locales à atteindre un seuil de 50 % de produits locaux en 2022, dont 20 % de produits bio, la dynamique devrait d’ailleurs se poursuivre, estime le CNPO. Parallèlement à cet attrait pour les oeufs alternatifs, les consommateurs plébiscitent également les oeufs français. Lancée en 2017, la démarche «oeufs de France» est désormais adoptée par plus de trente entreprises et onze enseignes de la grande distribution. Aujourd’hui, ces oeufs représentent 70 % des oeufs vendus en GMS. «L’objectif est d’atteindre 90 %», indique Philippe Juven. En restauration hors domicile, ce sont 30 % des oeufs qui sont issus de la démarche. 87 % des Français jugent l’origine France importante, soit 2 % de plus qu’en 2017. Pour 78 % des consommateurs, ce critère a également une influence positive sur l’acte d’achat.

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