L'Oise Agricole 15 novembre 2018 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

Une cérémonie symbolique pour le centenaire de l’armistice

Emmanuel Macron, Président de la République Française et Angela Merkel, Chancelière allemande, se sont retrouvés samedi 10 novembre dans la clairière de Rethondes, où fut signé l’Armistice de 1918.

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Emmanuel Macron, Président de la République Française, a affirmé à ds jeunes lycéens venant d’Allemagne, de France et de Suède qu’«il ne faut rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division». (© Dorian Alinaghi)  © Dorian Alinaghi  © Dorian Alinaghi  © Dorian Alinaghi  © Dorian Alinaghi  © Dorian Alinaghi  © Dorian Alinaghi

En plein cœur de la forêt de Compiègne, sous une ondée et des couleurs chaudes automnales, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont célébré côte à côte l’Armistice de 1918. Cent ans après la fin de la Première guerre mondiale, ces deux chefs d’État se sont rendus à la clairière de Rethondes, lieu symbolique de la fin de la guerre. En présence de tous les élus de l’Oise, des militaires de la brigade franco-allemandes et d’un millier de personnes, les deux dirigeants ont remonté l’«allée triomphale» inaugurée en 1922.

Sobrement vêtus, d’un manteau bleu nuit pour Macron, noir pour Merkel, ils ont déposé une gerbe de fleurs et se sont recueillis devant une plaque commémorative où il est inscrit «À l’occasion du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française, et Madame Angela Merkel, Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne, ont réaffirmé ici la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de l’Europe et de la paix».

À la suite de cela, accompagnés de la sonnerie aux morts et des hymnes français, allemand ou européen, ce dernier chanté par des collégiens, ils ont paraphé le livre d’or dans le wagon où a été signé l’armistice du 11 novembre 1918, mettant un terme à un conflit qui fit 18 millions de morts.

Le «wagon de l’armistice», où Adolf Hitler avait également fait signer l’armistice du 22 juin 1940, a été emporté par les Allemands afin d’être utilisé à des fins de propagande, avant d’être détruit en avril 1945. Depuis 1962, il s’agit donc d’une reconstitution identique du wagon.

Par la suite, les deux dirigeants se sont offert un bain de foule avant de repartir pour Paris afin d’entonner, le dimanche 11 novembre, la grande messe internationnale pour la paix, en présence de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement de tous les continents.

Un rendez-vous bemblématique

La portée symbolique était particulièrement puissante car c’est la première fois depuis 1945 que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontraient dans ce mémorial. Autre moment symbolique, lors de la signature des deux dernières pages, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont assis à côté et non face à face comme lors de l’Armistice de 1918.

Pour Hugo, 12 ans, habitant de Margny-lès-Compiegne et plus jeune porte-drapeau, il s’agit d’un moment de bonheur : «cette journée est très importante car nous devons nous souvenir des personnes qui ont contribué à sauver notre pays».

Pour les habitués et les plus âgés qui sont présents pour le devoir de mémoire, on pouvait entendre «Vive la République».

Angela Merkel a confié à la presse que «cette journée n’est pas seulement une journée du souvenir mais une incitation à l’action (…) pour faire tout le possible pour rétablir l’ordre dans le monde de façon pacifique».

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