L'Oise Agricole 25 avril 2019 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

L’avenir s’annonce pétillant pour BCM

L’ancienne cidrerie Maeyaert a fait peau neuve et elle s’appelle désormais Brasseries et Cidreries de Milly (BCM). Cidres, jus, limonades et bières, petit tour d’horizon de cette entreprise qui ne connaît pas la crise.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Augmenter les volumes et élargir la zone de diffusion est le projet d’avenir de BCM.
Augmenter les volumes et élargir la zone de diffusion est le projet d’avenir de BCM. - © Dorian Alinaghi

Après le décès d’Eric Maeyaert, le fils de Gérard Maeyaert, fondateur de la cidrerie, en 2011, le groupe Rouquette s’est donc lancé dans l’aventure : reprendre cette entreprise en difficulté en 2012. Le groupe, une entreprise familiale de distribution de boissons, a réalisé d’importants investissements afin de garantir une croissance de production de cidre et de bière de qualité . «Nous avons investi plus de 3 millions d’euros dans des matériels les plus récents et performants sur le marché. Cet investissement a permis également de réorganiser l’entreprise, mais aussi de créer de l’emploi, ce dernier point nous tient véritablement à cœur», explique Thierry Soria, directeur commercial et marketing récemment arrivé dans l’entreprise.

La capacité de la brasserie BCM est passée de 1.500 à 10.000 hectolitres de bière brassés, la même quantité que le cidre résultant du pressage de 1.600 tonnes de pommes et poires entre octobre et décembre. Et le nouvel outil d’embouteillage atteint 5.000 bouteilles par heure.

Pourquoi faire compliqué alors que l’on a le local ?

Trois mots clefs peuvent définir la brasserie : locale, moderne et traditionnelle. Le côté moderne se trouve trouve sur l’avancée technologique des outils de fabrication, le local et le traditionnel se trouvent sur le même bateau. Fauve Morel, coordinatrice qualité, explique la démarche du groupe «On s’approvisionne en pommes et poires en circuit court via des producteurs qui travaillent depuis de nombreuses années avec notre structure et via de nouveaux producteurs pour répondre à la demande du marché qui ne cesse de croitre chaque année. C’est Gérard Maeyaert qui avait initié ces différentes collaborations au niveau régional et aux départements limitrophes. Il avait proposé aux agriculteurs de transformer une partie de leurs parcelles pour produire des fruits cidricoles en échange d’un contrat d’une durée de vingt ans. On a donc repris ce même principe car on considère l’essence même du produit par sa matière première. Pour redynamiser le travail avec les agriculteurs, nous faisons des suivis, des extensions et la réhabilitation de certaines parcelles. nous avons décidé de nous retirer afin de nous diriger vers une malterie des Hauts de France. Que ce soit les agriculteurs et les consommateurs... Concernant la bière, historiquement, nous travaillions avec des malteries belges desquelles nous avons décidé de nous retirer afin de nous diriger vers le local. Il s’agit de Soufflet qui nous fournit tous les produits concernant la matière première de la bière. Que ce soit les agriculteurs et les consommateurs, notre transparence est très appréciée et c’est ce que nous voulons mettre en avant.»

Paillette, la Seigneurie, Gérard Maeyaert, les Vergers de Milly, Rebelle, les Loups, Pas Pareil, Angeline : voici les marques des produits fournis par BCM. De plus, une partie de ces produits bénéficieront de l’Agrément Terroirs Hauts de France afin de certifier que l’ensemble des matières premières viennent de la région.

«Nous sommes aujourd’hui en mesure d’assurer des volumes importants, sans pour autant négliger la qualité. Nous voulons faire briller notre région au niveau national et international avec nos produits» assure Thierry Soria. Aucune pression n’est donc à prévoir dans la stratégie de la brasserie.

Bière qui roule et qui mousse amasse la foule

«Nous nous appuyons sur le savoir-faire de nos équipes, notamment sur nos deux maîtres de chais, Hervé Amouret et Grégory Morelle, qui ont respectivement 30 et 15 ans d’expérience dans l’entreprise» détaille le directeur commercial. On trouve donc plusieurs déclinaisons de cidres : le Gérard Maeyaert traditionnel décliné en doux, brut, rosé, bio et poiré, et le «Cidre Pas pareil» adapté à une clientèle de jeunes urbains afin qu’ils puissent s’initier au cidre. Ensuite, on trouve les jus de fruits 100 % pur jus Les Vergers de Milly avec des saveurs telles que la pomme, pomme-cassis, pomme-fraise, pomme-rhubarbe et la limonade telle qu’elle était fabriquée autrefois, avec de l’eau, du sucre cristal et des arômes naturels de citron.

La nouveauté est bel et bien la bière. Avez-vous une préférence ? BCM vous propose une blanche, blonde et une ambrée. Les bières Rebelle, avec comme égérie la tranchante Jeanne Hachette, en imposent. Elles sont à l’image de cette icône locale du Beauvaisis. Ces bières aux designs novateurs et sexy seront présentées avant l’été. On découvrira une Jeanne-Hachette sortie d’un univers punk, munie de son arme fétiche. À déguster bien évidemment avec modération.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Oise Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui