L'Oise Agricole 25 juillet 2019 à 09h00 | Par Gaëtane Trichet

La qualité du lait continue à s'améliorer

Retour sur l'assemblée générale du Criel qui a eu lieu à Saint-Quentin le 21 juin dernier.

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Le Criel a aussi une mission de communication visant à promouvoir la consommation de lait et des produits laitiers auprès du grand public et des écoles. Cette mission a été confiée à Picardie Lait : 619 animations auprès des établissements scolaires et 24 animations auprès des centres de loisirs.
Le Criel a aussi une mission de communication visant à promouvoir la consommation de lait et des produits laitiers auprès du grand public et des écoles. Cette mission a été confiée à Picardie Lait : 619 animations auprès des établissements scolaires et 24 animations auprès des centres de loisirs. - © Gaëtane Trichet

Frédéric Hennart, président, et Amélie Wibart, directrice, ont retracé l'activité du Criel, notamment celle sur la qualité du lait. Elle reste en effet un enjeu important dont il faut tenir compte pour affronter le contexte dans lequel les producteurs et les transformateurs ont à évoluer.

Le comité de gestion des accords germes cellules a été réuni 12 fois dans l'année avec un pourcentage identique de producteurs concernés par la mesure que les années précédentes, soit près de 400 producteurs sur 5.200 producteurs. Il est important de rappeler que la qualité continue à s'améliorer. «Attention, tout éleveur peut être concerné» ont-ils averti.

En parallèle, l'accord interprofessionnel Action Cellules est un dispositif pour les producteurs laitiers confrontés à un problème cellulaire. Dès qu'une moyenne pondérée cellulaires lait dépasse 400.000 cellules, l'éleveur peut en bénéficier. Un nouveau schéma a été mis en place pour 2019 avec une action simplifiée et une autre plus approfondie. Le tronc commun est le diagnostic et l'assistance d'une traite systématique.

Avec son action Crocit, elle a permis le contrôle de 2.681 installations de traite dans le bassin en 2018, grâce à un soutien financier. Dans l'Aisne, une démarche volontaire pour améliorer la qualité du lait a permis de rattraper le retard et d'être dans la moyenne du bassin.

 

Ferme laitière bas carbone

La Ferme laitière bas carbone est une initiative portée et développée par le Cniel, soutenue par la FNPL et JA, en collaboration avec l'Institut de l'élevage. Elle vise à promouvoir des pratiques agricoles et des leviers d'action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des élevages laitiers français de 20 % par litre de lait produit à l'horizon 2025, tout en étant cohérente au niveau technico-économique. Le programme expérimental, Life Carbon Dairy, réalisé sur plus de 3.960 exploitations, démontre que les élevages efficients ont une baisse de l'empreinte carbone de 14 % en 5 ans, soit une réduction de 350 à 400 tonnes à valoriser. «Nous avons relevé près de 60 leviers envisageables sur les exploitations laitières : élevage des génisses, santé du troupeau, implantation de haies, optimisation des concentrés, type de prairies...».

Le Criel du Nord-Pas-de-Calais-Picardie-Ardennes va axer son travail sur ce dossier. Pour cela, il projette de mettre en place des actions de communication et de sensibilisation, de réaliser environ 700 diagnostics par an et la mise en place de 10 fermes pilotes.

Lancement du label bas carbone

L'objectif du label bas carbone est d'encourager et de récompenser les actions locales et des secteurs diffus en faveur du climat. Le label vise à garantir la qualité environnementale et la transparence des projets de terrain. Il offrirait par ailleurs des perspectives de rémunération de ces actions par des acteurs publics ou privés engagés, tout en contribuant à l'atteinte des objectifs climatiques de la stratégie nationale bas-carbone (SNBC).

Le label bas-carbone est la création d'un cadre pour valoriser les réductions d'émissions et le stockage carbone dans les sols avec une méthodologie certifiée pour l'ensemble de l'exploitation en 2019. La création France Carbon Agri permettrait de regrouper et de développer les projets collectifs. Cette association a pour but de comptabiliser et certifier la réduction des gaz à effet de serre, l'objectif étant de valoriser ces certificats. Actuellement, le marché est de l'ordre de 10-15 EUR/tonne et à terme, la profession espère un minimum de 30 EUR/tonne. «Avec le label bas-carbone, nous mettons en oeuvre notre stratégie pour le climat dans le but d'atteindre notre objectif de zéro émission nette d'ici 2050. Cet outil offre des actions concrètes au service de la lutte contre l'effet de serre et c'est un moyen pour les acteurs publics et privés de s'engager pour le climat en soutenant des initiatives aux effets mesurables», a expliqué Jean-Baptiste Dollé.

4 axes de performances et 8 engagements

Le plan de filière laitière remis par le Cniel au gouvernement mi-décembre 2018 suite aux États généraux de l'alimentation, vise 4 performances de la filière : économique, sanitaire, sociétale, et préservation de l'environnement et respect de l'animal. Elle s'inscrit dans la certification ISO 26.000. Le socle France Terre de lait doit permettre :

- la juste rémunération des éleveurs,

- la possibilité pour les éleveurs de se faire remplacer au moins une journée par semaine,

- la possibilité pour les acteurs de l'amont de bénéficier du modèle social français,

- le maintien de la haute qualité sanitaire du lait et des produits laitiers (0 antibiotique et 0 pesticide dans le lait et les produits laitiers),

- le respect du bien-être animal (9 éleveurs sur 10 ont signé la Charte des bonnes pratiques d'élevage),

- le respect des engagements environnementaux, pour tous les acteurs de la filière.

Pour atteindre ces objectifs, la filière décline des indicateurs de valorisation de ce socle qui serviront de référence pour l'ensemble de la chaîne de valeur en France. Une identité France Terre de Lait incarnera les valeurs et les engagements de la filière basés sur ce socle. Une grande campagne de communication installera cette identité. Le Cniel et ses partenaires sont actifs dans ces domaines et cela doit apporter une «juste rémunération des éleveurs laitiers» et la pérennité de la filière.

 

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