L'Oise Agricole 11 août 2019 à 09h00 | Par L'Oise Agricole

Une sécheresse «préoccupante» en Europe

La pénurie d’eau qui touche le nord de l’Europe impacte les bassins de production de pommes de terre. Les rendements devraient donc être en baisse.

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La sécheresse et les niveaux d’eau sont de plus en plus «préoccupants» dans presque toutes les zones de production de pommes de terre des cinq pays du nord-ouest européen (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, France et Royaume-Uni) indique le NEPG*.

Alors que les superficies plantées sont en augmentation de 2,2% pour atteindre le record de 611.190 hectares, les rendements ne devraient pas être au rendez-vous. À l’exception de la Grande-Bretagne, tous les pays ont augmenté leur superficie de pommes de terre. La plus forte croissance se trouve en Allemagne, avec une croissance de 3,6% des surfaces. Partout, les plantations se sont déroulées au bon moment et dans de bonnes conditions (avec de bons enracinements).

 

Une campagne «tendue»

Malgré de bonnes conditions de cultures, les premiers signes de sénescence apparaissent. Les producteurs doivent faire face au manque de pluie, à la chaleur, aux faibles capacités d’irrigation, conséquences d’un niveau bas des nappes phréatiques. Les arrachages de hâtives ont commencé depuis quatre semaines.

Les premières indications montrent des rendements moyens en Allemagne et supérieurs à la moyenne pour les variétés hâtives belges à destination de la transformation. Mais il s’agit des plantations qui ont reçu le plus d’eau. Pour le reste de la campagne, les prévisions sont plus pessimistes. Les cinq pays ne devraient pas atteindre le rendement moyen. Tout va dépendre des précipitations des semaines à venir.

La campagne pourrait donc être tendue si les rendements moyens ne sont pas atteints, car la demande pour la transformation est en hausse de 8 à 10%.

 

Juillet 2019, mois le plus chaud jamais mesuré

Il faut dire que le mois de juillet 2019, marqué par une canicule exceptionnelle en Europe, a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, juste au-dessus du mois de juillet 2016, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique. «Avec la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et l’impact sur l’augmentation mondiale des températures, des records continueront à être battus», déclare, le 5 août, dans un communiqué, le chef du service Jean-Noël Thépaut.

Selon les données de Copernicus, le mercure est monté en juillet 0,04°C plus haut que le précédent record de juillet 2016, année marquée par l’influence d’un puissant el Niño. Cet écart est tellement faible qu’il est possible que d’autres organismes de référence, qui collectent et analysent les données de façon un peu différente, ne parviennent pas à la même conclusion, note le communiqué.

Le mois de juillet a notamment été marqué par une canicule courte, mais très intense en Europe de l’Ouest, où plusieurs pays comme l’Allemagne, la Belgique ou les Pays-Bas, ont battu leur record absolu de chaleur. Selon Copernicus, les températures ont également été au-dessus de la normale en Alaska, au Groenland et dans certaines parties de la Sibérie, ainsi qu’en Asie centrale et certaines régions de l’Antarctique.

 

*Groupe des producteurs de pommes de terre du Nord-ouest européen / North-West European Potato Growers

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