L'Oise Agricole 29 janvier 2015 à 08h00 | Par Bernard Leduc

Avenir Conseil Élevage : une offre de services qui évolue

L’assemblée générale de la section Oise d’Avenir Conseil Élevage (ACE) s’est déroulée jeudi dernier 22 janvier dans la salle des fêtes de Morvillers, sous la présidence de Patrice Désesquelles, avec la participation d’Alain Jumelle, président de la coopérative.

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- © Oise Agricole

ACE est une coopérative de services en élevage gérée par un conseil d’administration de 23 éleveurs, dont trois de l’Oise (Valérie Fagoo, Laurent Notteboom et Patrice Désesquelles, qui est vice-président), aidé de 107 éleveurs relais professionnels. Cette coopérative regroupe 2.361 adhérents éleveurs laitiers (ayant au total 156.567 vaches contrôlées) et 125 adhérents éleveurs allaitants. La structure compte 201 salariés au total, dont 95 % sont au contact avec les éleveurs, dont 110 agents de pesée, 42 conseillers d’élevage, 7 conseillers spécialisés.

ACE représente 85 % de la collecte laitière sur sa zone d’activité, qui couvre désormais les trois départements picards et celui du Nord. En production laitière, la moyenne par adhérent a été en 2014 de 8.448 l par vache à 7 %, à 38,8 g/kg de TB et 31,8 de TP, en évolution par rapport à 2013.

Ces chiffres ont été présentés par Louis Bruneel qui disait que cette année n’a pas été très bonne en cellules, puisque le cap des 300.000 cellules a été dépassé (305.000) ; par contre, l’écart IVV est constant, à 423 jours, une belle performance alors que l’on perdait régulièrement 1 à 2 jours par an en moyenne.

L’élevage moyen d’un adhérent ACE avait 66 vaches laitières en 2014, soit 5 de plus qu’en 2013 : la taille des troupeaux augmente, la fin des quotas ayant peut-être été anticipée.

Et c’est dans la tranche des plus de 80 vaches que le nombre de troupeaux augmente le plus, ce qui est une évolution structurelle importante. Une autre évolution porte sur les équipements, en particulier de traite, puisque deux élevages supplémentaires par mois s’équipent de robots sur le secteur d’activité d’ACE.

La coopérative s’adapte en permanence pour répondre aux besoins de ses adhérents. Ces services sont de trois niveaux : la mesure de la performance individuelle (71 % des adhérents optent pour le MPI de niveau 2), le conseil généraliste régulier (avec 4 niveaux ce conseils proposés, avec une moyenne de 6 à 8 visites de 2 heures par an) et les interventions spécialisées.

Cela couvre ainsi toute la gamme des besoins que peuvent exprimer les éleveurs, d’autant que les interventions spécialisées portent sur 10 domaines différents, comme la reproduction, l’alimentation, les bâtiments et l’environnement… ou l’analyse technico-économique, qui est le domaine le plus souvent sollicité par les adhérents.

En projet, une offre supplémentaire pourrait porter sur l’accompagnement de projets, puis aider les adhérents à gérer des développements d’après-quota.

L’étude technico-économique débouche sur la marge brute, puis sur les coûts de production et on peut aller jusqu’à une approche globale de l’élevage. Au niveau de la coopérative, elle permet de dégager les tendances régionales (voir tableau) et Isabelle Holvoët, directrice d’ACE, évoquait la «belle augmentation de la marge brute» en 2014, surtout liée au prix du lait, mais elle mettait aussi en évidence les écarts entre élevages, qui sont de 94 € par 1.000 litres : de toute évidence, des marges de progression existent chez certains !

Ces écarts de marge brute s’expliquent sur des postes importants de charge, l’alimentation en particulier, mais aussi de produits, dont la vente des veaux et vaches de réforme.

Les services proposés évoluent et Isabelle Holvoët évoquait le Lactocorder, qui donne «une magnifique radiographie de la traite», les contrôles machines à traite, les conseils en bâtiment-environnement qui prennent en compte les changements de la directive nitrates, les conseils en fertilisation qui peuvent inclure le cahier d’épandage et le registre phyto, ou encore l’outil informatique Synel plus, intégré depuis 2014 à l’offre globale de services d’ACE : 2.489 éleveurs en bénéficient et 987 adhèrent au niveau supérieur pro S ou L. La directrice rappelait par ailleurs la création du site internet (www.avenir-conseil-elevage.fr) lancé à l’occasion de Terres en fête, et un projet est en cours pour un extranet réservé aux éleveurs adhérents.

Elle évoquait aussi les animations sur le terrain, avec l’organisation de forums, les rencontres Hivernales (le thème de l’an dernier portait sur la qualité du lait, celui de cette année sur la reproduction), les formations (au nombre de 55), ou encore le concours Graines d’éleveurs en lien avec les maisons familiales et les lycées agricoles.

 

Exercice déficitaire

Cet exercice se traduit au niveau financier par un résultat négatif, avec des charges et recettes exceptionnelles liées à l’installation du siège social à Cambrai.

Les charges sociales, qui représentent l’essentiel des charges dans cette coopérative de services, ont été relativement stables (+ 2,1 %), du fait du renforcement de l’équipe de conseillers. L’important effort de formation est maintenu, car «il n’est pas question d’envoyer chez vous des agents qui ne sont pas formés», précisait Isabelle Holvoët. Les postes déplacements, informatique, approvisionnements ont augmenté, ainsi que les amortissements. Côté recettes, l’essentiel vient des cotisations (plus de 8 millions d’euros, en hausse de 5,2 %, incluant une hausse des tarifs qui avait été de 4 %).

Mais la coopérative renforce ses capitaux propres. «L’année 2014 constitue une étape de consolidation et de progression de notre structure, après l’inévitable période de troubles liés à la fusion décidée en 2010 et aux changements impulsés. Des voies d’amélioration sont encore à conduire pour que chaque adhérent bénéficie concrètement du service qu’il attend, où qu’il se trouve sur le territoire de la coopérative» disait en conclusion le président, Alain Jumelle.

 

 

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